Politique énergétique – «La Suisse fonce tête baissée vers la catastrophe»
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Politique énergétique«La Suisse fonce tête baissée vers la catastrophe»

Les membres de l’UDC se sont réunis dans le Jura bernois, samedi, à l’occasion de l’assemblée des délégués. Le président du parti Marco Chiesa en a profité pour fustiger la Stratégie énergétique 2050, qu’il a qualifiée d’«échec cuisant».

Marco Chiesa lors de son allocution.

Marco Chiesa lors de son allocution.

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Réunie dans le Jura bernois pour son Assemblée des délégués, l’UDC a vivement critiqué ce samedi la politique énergétique du Conseil fédéral. Pour son président, Marco Chiesa, «la Suisse fonce tête baissée vers la catastrophe». Dans son allocution, il n’a pas hésité à qualifier la Stratégie énergétique 2050 d’«échec cuisant».

S’appuyant sur les constats des services fédéraux en charge du dossier (la Commission fédérale de l’électricité et l’Office fédéral de la protection de la population) et sur les conclusions d’experts, il a ensuite rappelé qu’une pénurie d’électricité «est la plus grave menace qui plane sur notre pays et selon la Confédération, nous devons nous attendre à de telles pénuries d’ici deux ou trois ans déjà avec toutes les conséquences désastreuses que cela comporte pour la société et l’économie».

«Il n’existe à ce jour pas de concept réaliste ni de personne responsable permettant de garantir la sécurité nécessaire à notre approvisionnement énergétique», a ensuite déploré Marco Chiesa. Par voie de pétition, l’UDC demande désormais que Simonetta Sommaruga, la conseillère fédérale en charge de ce dossier, admette que «l’approvisionnement électrique de la Suisse doive être une priorité absolue». Et le président de conclure: «Il n’y a désormais plus qu’une chose à dire: le Conseil fédéral doit agir! immédiatement!»

Intentions de vote pour le 13 février

Lors de son assemblée des délégués, l’UDC a suivi les recommandations de vote du comité de parti pour le 13 février prochain. Par 204 voix contre 3, les membres ont rejeté le paquet de mesures en faveur des médias. Le parti craint que «ce soit surtout les grandes maisons d’éditions qui en profitent et qu’il en résulte encore plus de médias d’État». L’UDC dit également non aux deux initiatives populaires«Oui à linterdiction de l’expérimentation animale et humaine» et «Enfants et jeunes sans publicité pour le tabac».

En revanche, l’UDC votera oui à la suppression du droit de timbre (210 voix contre 1). Les délégués ont estimé que «ce projet allège la charge des PME et des start-up».

(comm/aze)

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