Championnat du monde: La Suisse gagne un point très important
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Championnat du mondeLa Suisse gagne un point très important

La troupe de Hanlon a arraché un point à la Suède en la tenant en échec après le temps réglementaire (défaite 2-1 ap). Les quarts de finale sont proches.

La Suisse a enfin livré le match que l'on attendait d'elle.

La Suisse a enfin livré le match que l'on attendait d'elle.

Habituellement mieux lunée contre les nations du top 6, la Suisse a livré le match que l'on attendait d'elle face à la Suède. Malgré la défaite 2-1 ap, elle a fait un grand pas vers les quarts de finale.

La Suisse a enfin livré le match que l'on attendait d'elle. Face à une très bonne équipe de Suède, mais peut-être un brin paresseuse en la circonstance, les joueurs de Glen Hanlon ont réussi un excellent troisième tiers. Ils ont été rapidement récompensés de leurs efforts grâce à un but de Bodenmann qui a dévié du corps un lancer de Blum (41e). Et les Suisses auraient pu prétendre à la victoire lorsque Roman Josi a expédié un missile sur le poteau d'Enroth à la 51e. Malheureusement, une pénalité de Morris Trachsler à la 64e a empêché la Suisse de récolter un deuxième point aux tirs au but. A 4 contre 3, Forsberg n'a eu besoin que de dix-sept secondes pour crucifier les Helvètes.

Le Tre Kronor avait pris les devants à la 8e grâce à Lindholm, puis la Suisse a manqué de peu l'égalisation à la 13e. Sur une pénalité différée suédoise, les hommes de Glen Hanlon ont pensé avoir pu profiter de leur supériorité numérique pour remettre les compteurs à niveau, mais Hollenstein puis Streit ont vu leur envoi ne pas franchir totalement la ligne de Jhonas Enroth.

La suite s'est avérée un peu moins intense. La Suède, mieux armée offensivement, a pris le jeu à son compte et la Suisse a fait le dos rond. Il s'en est fallu d'un souffle pour que Fiala n'inscrive le 1-1 à la 28e sur un bel effort solitaire. Malheureusement, l'envoi du Saint-Gallois a fini sa course sur le poteau. Même constat quelques instants plus tard sur un tir anodin de Lindholm que Genoni n'a pas su bloquer. Hormis cette petite frayeur, le portier de Davos s'est une fois de plus montré exemplaire devant sa cage.

Ce point mérité permet à la Suisse de passer à neuf unités. Cela signifie que l'Allemagne devra faire en tout cas quatre points lors de ses deux dernières parties contre l'Autriche et, surtout, la République tchèque, si elle entend priver la sélection nationale d'une place en quarts de finale.

Suède - Suisse 2-1 ap (1-0 0-0 0-1 1-0)

Prague, O2 Arena: 15'201 spectateurs.

Arbitres: Sidorenko (Bié)/Bulanov (Rus), Suominen (Fin)/Kilian (Nor). Buts: 8e Lindholm (Rask, Ericsson) 1-0. 41e Bodenmann (Blum, Ambühl/à 4 contre 4) 1-1. 64e Forsberg (Eriksson, Ekman-Larsson/à 4 contre 3) 2-1.

Pénalités: 5 x 2' contre la Suède, 4 x 2' contre la Suisse.

Suède: Enroth; Klefbom, Ekman-Larsson; Klingberg, Kronwall; Granberg, Ekholm; Ahnelöv; Forsberg, Lander, Eriksson; Lindström, Sjögren, Möller; Hjalmarsson, Lundqvist, Josefson; Ericsson, Rask, Lindholm; Danielsson.

Suisse: Genoni; Blum, Josi; Geering, Streit; Helbling, Grossmann; Bodenmann, Ambühl, Bieber; Hollenstein, Romy, Suri; Walker, Trachsler, Schäppi; Brunner, Almond, Fiala.

Notes: la Suisse sans Du Bois (blessé), Manzato (surnuméraire), Loeffel ni Scherwey (non inscrits). Tirs sur le poteau: 15e Forsberg. 28e Fiala. 29e Lindholm. 51e Josi. 56e Klefbom. (20 minutes/si)

Hanlon n'est pas content

Auteur de la pénalité en prolongation qui a permis à la Suède de marquer, Morris Trachsler n'a pas compris la décision arbitrale.

Quant à Glen Hanlon, le point glané ne l'a pas rempli de joie. «On s'était un peu mis sous pression avant le match, on savait que l'on se montrait souvent sous notre meilleur jour contre les grosses équipes, explique Morris Trachsler. Et puis contre la Suède il y a deux ans lors du Championnat du monde, on les avait battus une fois avant de perdre en finale. Dans le troisième tiers on a réussi à créer pas mal d'occasions et on a été assez proches de marquer deux ou trois fois. Peut-être que si nous avions inscrit le 2-1, nous aurions pris les trois points. Il faut continuer comme ça. Concernant ma pénalité, ça fait toujours mal d'en prendre une en prolongation mais pour être franc je ne savais pas que c'était pénalisé de donner sa crosse à un coéquipier. Je savais pour le gardien, mais à propos d'un joueur de champ, je l'ignorais. On en apprend tous les jours.»

Ce point arraché contre la Suède en jouant un vrai match rend-il le coach plus heureux que les trois points acquis péniblement contre l'Allemagne? «Est-ce que j'ai l'air plus heureux qu'après notre victoire contre l'Allemagne? J'ai dû rater quelque chose, désolé. Je ne suis pas plus heureux, non. Nous avons été meilleurs période après période et le goal de Bodenmann récompense nos efforts et notre volonté à aller créer du trafic devant le but adverse. Je suis particulièrement content pour «Bodi» parce qu'il n'a pas traversé une saison facile. On s'est fait confiance mutuellement et je voulais lui montrer en lui faisant un hug que je croyais en lui. Il croit qu'il est jugé par le nombre de goals qu'il doit marquer et j'ai voulu lui signifier que ce n'était pas cela que l'on attendait forcément de lui.»

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