Chiasso (TI): La Suisse n'a pas besoin d'un mur à la frontière
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Chiasso (TI)La Suisse n'a pas besoin d'un mur à la frontière

Le Conseil fédéral a répondu à une interpellation de l'UDC, qui souhaitait mieux se défendre contre un afflux de réfugiés.

Quelque 85% des personnes en situation irrégulière dans le canton du Tessin sont interceptées à la gare de Chiasso.

Quelque 85% des personnes en situation irrégulière dans le canton du Tessin sont interceptées à la gare de Chiasso.

Keystone

La Suisse n'a pas besoin d'ériger une clôture dans la région de Chiasso (TI) pour se défendre contre un afflux massif de réfugiés. La plupart des personnes entrant de façon irrégulière arrivent en train, rappelle le gouvernement en réponse à une interpellation UDC.

Quelque 85% des personnes en situation irrégulière dans le canton du Tessin sont interceptées à la gare de Chiasso. Même durant les mois marqués par une forte pression migratoire, les interceptions à la «frontière verte» ne représentaient que 6,4% du total, indique le gouvernement.

Le corps des gardes-frontière est déjà équipé de drones et d'hélicoptères afin de détecter les migrants illégaux et les intercepter. Des caméras surveillent les sentiers pédestres. Le dispositif actuel est donc suffisant.

L'exemple autrichien

Une clôture coûterait de plus très cher. Il manque aussi de bases légales claires pour la construire. Et le système Schengen garantit en principe un franchissement sans obstacle des frontières intérieures de l'espace Schengen, répond le Conseil fédéral au conseiller national Heinz Brand (UDC/GR).

Ce dernier interpellait le gouvernement sur la possibilité d'ériger une clôture dans la région de Chiasso «pour se prémunir contre les entrées illégales et se défendre face à un afflux massif de clandestins.» Il faisait valoir que plusieurs pays européens, comme l'Autriche, ont commencé à sécuriser leurs frontières en construisant des clôtures.

«Si la situation devait rapidement s'aggraver au point que la situation intérieure soit gravement menacée par un trouble imminent auquel seuls des travaux de construction permettraient de parer», le Conseil fédéral aurait toujours la possibilité d'édicter une ordonnance ad hoc, conclut le gouvernement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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