Crise de la dette : La Suisse n'est pas un paradis fiscal
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Crise de la dette La Suisse n'est pas un paradis fiscal

La Suisse, en terme de transparence, «a fait des progrès importants qui ont été reconnus», a indiqué sur les ondes de la RSR Pascal Saint-Amans, responsable de l'OCDE.

Pascal Saint-Amans réagissait à la pique lancée à Cannes par Nicolas Sarkozy, qui classait la Suisse au rang des paradis fiscaux.

«Il est dommage que la Suisse ait ainsi été mise en avant car des progrès ont été faits», a déclaré Pascal Saint-Amans, secrétaire du Forum mondial sur la transparence. «Il est dommage qu'on ait pu dire que la Suisse est un paradis fiscal», poursuit M. Saint-Amans, qui souligne: «Ce n'est pas le cas aujourd'hui».

Selon M. Saint-Amans, Nicolas Sarkozy se montre plus sévère que le Forum, institution hébergée par l'OCDE, qui a publié fin octobre un rapport sur les progrès accomplis en matière de transparence fiscale.

Le président français «a sorti deux lignes d'un rapport qui fait vingt pages pour dire qu'il y a des mauvais élèves», selon M. Saint- Amans. Or ce rapport ne cherche pas à établir un classement, mais à identifier «les progrès, ceux qui restent à faire et les difficultés possibles».

Et le secrétaire du Forum pour la transparence de souligner que «des progrès majeurs ont été faits», par certains pays, la Suisse en particulier.» «En Suisse, le problème a été identifié en avril et c'était le nom et l'adresse du contribuable. Des décisions ont été prises, les lois sont en train d'être passées et le problème est réglé politiquement», explique-t-il.

Et M. Saint-Amans de préciser que «les faiblesses sont en train d'être résolues». Seul reproche adressé à Berne: «La Suisse doit mettre fin à ses actions au porteur», explique-t-il.

(ats)

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