Actualisé 12.02.2013 à 13:22

«Horsegate»La Suisse n'est pas une île préservée

L'association de défense des consommateurs alémanique estime qu'il faut «un examen approfondi» des produits transformés à base de viande, après le scandale du cheval, vendu pour du boeuf.

Le scandale de la viande de cheval non déclarée effleure la Suisse, Coop ayant retiré des lasagnes de son assortiment. Pour l'association de défense des consommateurs «Konsumentenschutz», ce n'est pas le moment d'affaiblir la loi sur les denrées alimentaires, qui doit être débattue au printemps au Parlement.

Le détaillant Coop a retiré lundi de son assortiment des lasagnes produites sous sa propre marque afin de procéder à des vérifications, a indiqué mardi à l'ats son porte-parole Urs Meier. Il confirmait une information des quotidiens «Tages-Anzeiger» et «Bund».

Mise en cause dans l'affaire de la viande de cheval, la firme française Comigel figure aussi au nombre des fournisseurs du groupe Coop. Elle se défend toutefois jusqu'ici en se présentant comme l'une des victimes de cette supercherie et pointe du doigt d'autres acteurs de la longue et tortueuse chaîne de production.

«Un examen approfondi» des produits demandé

Selon l'association alémanique de protection des consommateurs «Konsumentenschutz», les procédures de contrôle des denrées alimentaires sont devenues tellement complexes que les règles sont faciles à contourner. Pour elle, cette affaire démontre que la Suisse n'est pas une île préservée.

Une grande partie de la réglementation alimentaire en Suisse est en effet alignée sur celle de l'Union européenne (UE), notamment en ce qui concerne les règles de traçabilité. L'association demande donc «un examen approfondi» des produits transformés à base de viande de la part des autorités de contrôle et des fournisseurs.

Au vu de cette affaire, «Konsumentenschutz» ne veut pas entendre parler d'un affaiblissement de la loi sur les denrées alimentaires, qui doit être débattue au Conseil national au printemps prochain. Selon l'association de consommateurs, la commission préparatoire recommande de ne plus rendre obligatoire la mention du pays de production et d'aligner encore davantage la réglementation suisse sur celle de l'UE. (ats)

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