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Réunion du FMILa Suisse optimiste quant à son siège

La Suisse conserve son optimisme dans le cadre de la réunion du Fonds monétaire international.

La délégation helvétique présente à la réunion de printemps du FMI a quitté Washington confiante quant à l'avenir du siège de la Suisse au conseil d'administration du Fonds. Elle base son optimisme sur la solidité de sa place financière et le rôle du franc.

La discussion concernant ce siège dure depuis des années. Elle s'inscrit dans le contexte de la réforme qui doit donner plus de poids aux pays émergents et en développement au sein du Fonds monétaire international (FMI). Berne estime toujours avoir de bonnes cartes en mains pour le conserver.

«La Suisse dispose d'une place financière solide et de la cinquième devise au monde, ce qui légitime son siège au sein de organe exécutif du Fonds», a argumenté samedi à Washington devant les médias Eveline Widmer-Schlumpf, qui était accompagnée par le chef du Département fédéral de l'économie Johann Schneider-Ammann.

Rôle important de la Suisse

La conseillère fédérale s'est entretenue la veille avec les représentants des sept autres pays du groupe de vote surnommé «Helvétistan», que la Suisse représente au conseil exécutif du FMI. Les pays de ce groupe forment une passerelle importante entre l'Asie et l'Europe, a souligné la ministre des finances.

Un groupe qui lui a fait part de son soutien total pour la sauvegarde du siège, a précisé Eveline Widmer-Schlumpf. Présent dans la capitale américaine, le président de la Banque nationale suisse (BNS) Philipp Hildebrand a lui aussi affiché sa confiance. «La Suisse doit se montrer active et déterminée.»

Au-delà, Eveline Widmer-Schlumpf a souligné le rôle important de la Suisse au sein du FMI. La Grisonne a rappelé que le Fonds avait repris, dans son dernier rapport, l'idée du projet de mesures «too big to fail», visant à mieux contrôler les banques trop grandes pour être mises en faillite.

Rythme de la croissance

La conseillère fédérale a précisé que la situation économique mondiale avait constitué l'essentiel de la discussion entre les 187 pays membres. En particulier les différences de cadence du phénomène entre les pays industrialisés et les pays émergents.

«Les pays industrialisés connaissent une croissance lente, alors que les pays émergents rencontrent un climat de surchauffe avec un risque inflationniste», a constaté Johann Schneider-Ammann. Le ministre de l'économie a confirmé que l'économie suisse devrait croître de 2,1% cette année, contre 2,6% en 2010.

La Suisse fait partie du FMI depuis 1992. Elle représente un groupe surnommé Helvétistan, qui comprend l'Azerbaïdjan, le Kirghizstan, la Pologne, la Serbie, le Tadjikistan, la Turkménistan et le Kazakhstan. Ce groupe dispose de l'un des 24 sièges du conseil d'administration et d'un droit de vote de 2,8%.

(ats)

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