La Suisse privilégie le meurtre familial

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La Suisse privilégie le meurtre familial

La moitié des homicides en Suisse sont commis au sein de la sphère familale. Les femmes sont les plus touchées.

De 2000 à 2004, elles ont été en moyenne 28 par année à mourir dans ce cadre. Le nombre d'hommes décédés dans le contexte domestique s'est élevé à 13 par an. Selon une enquête présentée hier par l'Office fédéral de la statistique (OFS), la police a enregistré chaque année en moyenne 213 victimes d'homicides ou de tentatives d'homicide.

Dans 45% des cas, le délit a été commis dans le cadre familial. Sur les 28 femmes mortes chaque année dans ce contexte, 21 ont été tuées par leur partenaire ou ex- partenaire. Les personnes suspectées d'un homicide dans le contexte domestique sont à 80% des hommes. Concernant la façon dont l'agression a été commise, l'arme blanche (36%) et l'arme à feu (34%) sont les moyens les plus utilisés.

Que ce soit parmi les auteurs ou parmi les victimes, la proportion d'étrangers est plus marquée. Chez les suspects, on compte ainsi trois fois plus d'étrangers résidant en Suisse que de personnes de nationalité helvétique. Chez les victimes, la proportion est de 1,8 étranger pour 1 Suisse. Selon le chef de la section criminalité et droit pénal à l'OFS, Daniel Fink, cela tient au fait que les facteurs de risque sont plus nombreux dans la population étrangère.

Les suspects sont presque tous des hommes. Ils sont plus souvent que la moyenne sans emploi. Plus de 30% étaient, au moment des faits, sous l'emprise d'une substance psychotrope (alcool, drogues ou médicaments). Et plus de la moitié étaient déjà connus de la police avant les faits.

(ats)

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