La Suisse se prépare à de possibles attentats
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La Suisse se prépare à de possibles attentats

La Suisse n'est certes pas en ce moment la cible principale des terroristes, selon le conseiller fédéral Samuel Schmid, mais différents scénarios de crise sont envisagés avec les cantons.

Dans une interview accordée au journal «Sonntag», le ministre de la défense a cité comme exemple de scénario un attentat avec une «bombe sale» radioactive. «Nous simulons ce scénario dans une ville suisse et examinons la menace, les effets et les mesures à prendre».

Simuler une situation de crise

Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) élabore actuellement douze scénarios de crise, explique M. Schmid. Cinq sont pratiquement au point, parmi lesquels des cas avec une bombe conventionnelle, une panne d'électricité de longue durée, une menace contre le trafic aérien civil ou une situation de pandémie.

Le nombre de pannes d'électricité va augmenter, selon le conseiller fédéral. Le chef d'une police cantonale lui a dit qu'il aurait un problème dans le cas d'une panne de courant de quatre heures.

Selon les connaissances actuelles, la Suisse n'est pas expressément dans le collimateur des terroristes, mais le pays est davantage menacé que ce qui était admis jusqu'à maintenant. «Il peut arriver chaque jour que nous ayons soudain des terroristes présumés en prison, et nous devenons alors immédiatement une cible». Des entreprises internationales en Suisse sont aussi des objectifs potentiels.

Samuel Schmid a aussi réaffirmé son rejet de l'initiative contre le bruit des avions de combat, en votation le 24 février. Si l'espace aérien au-dessus de Genève ne peut plus être protégé, «Genève n'est plus une ville internationale de conférences». La Suisse ne pourrait pas organiser d'Euro 2008 ni de Jeux olympiques d'hiver, a averti le ministre de la défense.

Vue d'ensemble électronique

Le but de l'élaboration des scénarios de crise consiste à coordonner les préparatifs et les planifications et à fixer les tâches et les responsabilités. «Ces travaux fournissent la base à la réalisation d'une représentation électronique de la Suisse.» En cas de catastrophe, on pourrait ainsi par exemple connaître le nombre de lits d'hôpitaux encore libres.

Il est prévu de centraliser toutes les informations, ce qui sera réalisé pas après pas. «Il faut encore clarifier si nous pouvons simplement tout relier et centraliser ou si nous devons créer une nouvelle plateforme spécifique», a expliqué M. Schmid. (ats)

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