Sommet de l’ONU: «La Suisse souhaite l’avènement d’un monde sans armes nucléaires»

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Sommet de l’ONU«La Suisse souhaite l’avènement d’un monde sans armes nucléaires»

À New York, Ignazio Cassis a appelé à trouver des mesures communes contre les dangers de l’atome. Ceci à l’occasion du sommet des pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire. 

Ignazio Cassis représentait la Suisse à New York.

Ignazio Cassis représentait la Suisse à New York.

AFP

«L’utilisation d’armes nucléaires aurait des conséquences catastrophiques». C’est ce qu’a déclaré le président de la Confédération Ignazio Cassis à New York, à l’occasion de la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Dans son discours, il a souligné que les menaces russes d’un recours à l’arme nucléaire ont mis en évidence la nécessité de prendre un ensemble de mesures pour réduire les risques nucléaires, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères, dans un communiqué, mercredi.

Le Tessinois a rappelé que toute utilisation d’arme nucléaire briserait le tabou qui remonte aux bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, il y a plus de 75 ans, et entraînerait un risque d’escalade nucléaire. Raison pour laquelle Berne veut faire avancer les processus bloqués dans le domaine du désarmement nucléaire. «La Suisse souhaite l’avènement d’un monde sans armes nucléaires», a rappelé Ignazio Cassis. 

Un cap «urgent et nécessaire»

Le président de la Confédération a demandé qu’un signal soit envoyé lors de cette conférence pour que les armes nucléaires ne soient plus jamais utilisées: «Cette conférence doit fixer le cap d’un changement urgent et nécessaire: réduire le rôle des armes nucléaires, réduire la probabilité d’un accident nucléaire ou d’un emploi résultant d’un malentendu. Les paroles doivent être complétées par des faits, pour éviter des catastrophes humanitaires et environnementales.»

Ignazio Cassis attache en outre une grande importance à la sécurité et à la sécurisation des installations nucléaires à usage civil. L’agression russe contre l’Ukraine a mis en évidence les risques liés à ces installations, relève le DFAE. La Suisse œuvre avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et avec d’autres États pour faire reconnaître les règles élémentaires de sécurité.

Un sommet tous les 5 ans

(cht)

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