Actualisé 21.10.2015 à 13:20

Nucléaire iranien

La Suisse va assouplir les sanctions contre l'Iran

Berne a décidé d'alléger encore les sanctions contre Téhéran, qui a accepté davantage de contrôles de l'AIEA.

Le complexe nucléaire de Bouchehr, dans le sud-ouest de l'Iran.

Le complexe nucléaire de Bouchehr, dans le sud-ouest de l'Iran.

La Suisse emboîte le pas des Etats-Unis et de l'Union européenne en vue de suspendre toutes les sanctions contre l'Iran. Ce dernier a annoncé dimanche qu'il appliquerait le Protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire.

Le Conseil fédéral a pris mercredi la décision de principe d'assouplir à nouveau les sanctions de la Suisse, après l'annonce similaire faite dimanche par Washington et Bruxelles. Les deux autorités réagissaient à la volonté de l'Iran d'autoriser l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à renforcer ses contrôles dans le pays.

Cet assouplissement est cependant conditionné à la confirmation par l'AIEA du respect des engagements de l'Iran. En attendant, le Conseil fédéral a chargé le Département de l'économie de préparer la modification de l'ordonnance sur les sanctions contre la République islamique. Elles ne seront levées que lors de la mise en oeuvre du plan d'action global.

Coopération politique et économique

Ce nouvel assouplissement va permettre davantage de coopération avec l'Iran concernant le conflit syrien, la situation entre Israël et la Palestine ou la situation sécuritaire en Irak. Le gouvernement espère également que «les relations bilatérales nouées au fil des années sur la base d'une politique neutre, équilibrée et constante favoriseront un large échange, tant économique que politique».

Une petite partie des sanctions économiques, déjà suspendues en janvier après l'accord sur le nucléaire, ont été levées en août par le Conseil fédéral. Cela concernait les échanges de métaux précieux avec des organes publics iraniens. Les sanctions ont aussi été levées sur le commerce de produits pétrochimiques, le transport de pétrole ainsi que les produits d'assurance et de réassurance qui y sont liés.

La grande majorité des mesures internationales frappant l'Iran, y compris les sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU, restent en vigueur. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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