La Suisse veut se doter d'un système d'alerte lors de la disparition d'enfants

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La Suisse veut se doter d'un système d'alerte lors de la disparition d'enfants

Le Conseil national a accepté mercredi sans discussion deux motions demandant au Conseil fédéral de mettre en place sans tarder un dispositif «Alerte enlèvement» tel qu'il existe aux Etats-Unis, au Canada et en France.

C'est suite à l'enlèvement de la petite Ylenia que cette démarche a été entreprise.

«Aux Etats-Unis, en l'espace de 10 ans, 140 enfants ont pu être retrouvés grâce à ce système», a expliqué Didier Burkhalter (PRD/NE).

Les deux motions émanent de la Commission des affaires juridiques du Conseil national. D'entente avec les cantons, le Conseil fédéral est prié de prendre toutes les mesures utiles afin de mettre en place sans tarder un dispositif «Alerte enlèvement». Ce système devra permettre une réaction rapide et coordonnée en cas de rapt d'enfants. Il prendra en particulier la forme d'une diffusion massive, immédiate et systématique de messages et d'informations demandant la vigilance et la coopération de la population.

Il s'agira notamment de proposer à l'Assemblée fédérale un projet de loi permettant l'envoi, par les opérateurs de télécommunications, d'un MMS d'alerte aux utilisateurs du réseau mobile dans une zone géographique déterminée. Plus de 90% des Suisses utilisent un téléphone portable. Il est le moyen de communication le plus rapide et direct et son utilisateur est joignable en tout lieu.

Le dispositif d'alerte par MMS consisterait à envoyer, sur ordre de la police et par le biais des opérateurs de télécommunications, un MMS avec l'image de l'enfant disparu, une description de celui-ci ainsi qu'un numéro d'appel. L'alerte serait envoyée dans une circonscription déterminée en fonction de la distance potentiellement parcourue à partir de l'heure et du lieu de disparition de l'enfant. La délimitation géographique comporte l'avantage de limiter l'utilisation du dispositif d'alerte par MMS proportionnellement aux besoins de l'enquête sans que de telles alertes perdent de leur efficacité.

Facile à mettre en oeuvre, un tel dispositif d'alerte permettrait également d'agir de manière ciblée tout en augmentant les chances de retrouver l'enfant avant qu'il ne subisse une atteinte à son intégrité. Les autres moyens de communications pourraient ensuite prendre le relais. (ap)

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