berne: La Suisse veut une loi contre les excisions
Actualisé

berneLa Suisse veut une loi contre les excisions

Le Code pénal veut punir les mutilations génitales. Les auteurs d'excisions pourront ainsi être poursuivis, même si l'acte n'a pas eu lieu en Suisse.

La Suisse ne veut plus tolérer les mutilations génitales des femmes. Concrétisant une initiative parlementaire socialiste, un nouvel article du Code pénal doit réprimer spécifiquement ces infractions. Si la nouvelle norme est adoptée, les excisions et les autres mutilations génitales sur les femmes seront punissables en Suisse, même si elles ont été commises dans un pays étranger où elles ne sont pas pénalement répréhensibles. Les auteurs encourront jusqu'à 10 ans de prison, au moins jusqu'aux 25 ans de la victime.

Tous les partis ont soutenu ce nouvel article. En revanche, le PS s'oppose au 2e alinéa, selon lequel la mutilation n'est pas poursuivie si la personne lésée était majeure au moment des faits et y a consenti. Il met en effet en doute la liberté de choix des femmes concernées. Cette exception a en fait été introduite pour éviter de devoir réprimer aussi les tatouages et les piercings. Ce qui en fait bondir certains. Cet amalgame n'est pas tolérable, critique notamment Anita Cotting, directrice de la fondation PLANeS, organisation faîtière des centres de planning familial et des services d'éducation sexuelle. Une interdiction totale protégerait mieux les femmes, estiment ainsi les défenseurs de la cause féminine. (ats)

Ton opinion