Oron (VD): La surveillance des élèves met des parents en colère

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Oron (VD)La surveillance des élèves met des parents en colère

Le laps de temps entre la fin des cours et la prise en charge des enfants par les transports scolaires continue d'agiter les esprits dans la commune.

par
Yannick Weber
Le collège de Palézieux (VD), où du personnel est mis sur pied pour surveiller les élèves.

Le collège de Palézieux (VD), où du personnel est mis sur pied pour surveiller les élèves.

YWE

C'est dans une lettre ouverte publiée sur leur site que les cinq membres du comité de l'Association des parents d'élèves (APE) d'Oron-Palézieux ont annoncé qu'ils démissionnaient en bloc. Ils y dénoncent, sur neuf pages, le climat de violence qui régnerait dans les différents établissements de l'école, ainsi que des manquements à la sécurité des élèves. Parmi leurs exemples, la surveillance des écoliers aux arrêts de bus. Il y a deux ans, «20 minutes» révélait déjà que certains enseignants assuraient ponctuellement cette garde, bien que ce ne soit pas leur responsabilité.

«Malgré les violences signalées depuis des années aux autorités, celles-ci n'ont toujours pas mis en place une surveillance à tous les arrêts de bus devant les collèges», signalent les auteurs du manifeste. Une critique balayée par le municipal des écoles de la commune d'Oron, Christian Bays: «Dès octobre 2014, nous avons engagé des intervenants aux collèges de Châtillens, de Palézieux et de Chesalles. Nous avons aussi organisé, entre eux et les conducteurs de bus, des petits cours sur la prise en charge des élèves».

Parents trop exigeants?

Pas suffisant, à en croire l'APE, qui affirme qu'un écolier «a été strangulé durant le temps d'attente du bus devant un collège.» Christian Bays mentionne les exigences élevées de certains parents. «Il est simplement impossible, malgré les recherches, de trouver des personnes prêtes à travailler 4 tranches de 20 minutes chaque jour aux heures d'arrivée et de départ des bus sur les 10 sites de nos écoles».

Quant aux disputes, «quelques cas de violence ont été dénoncés et ont été traités comme il faut par la direction des écoles et les autorités. Mais des bagarres, il y en avait déjà à mon époque, et malheureusement il y en aura toujours. C'est aussi aux parents de travailler avec leurs enfants sur la manière de résoudre des conflits sans violence», ajoute-t-il.

Un climat d'insécurité?

A en croire la lettre des parents d'élèves, les violences seraient légion dans et en dehors de l'école. Pour en avoir le coeur net, la direction a mandaté une enquête du Canton. Tous les élèves de 9 à 11P ont été questionnés. Il en est ressorti qu'à Oron, «il n'y a pas plus de problèmes de violence ou de harcèlement qu'ailleurs dans le canton.» Des actions de prévention seront tout de même mises en place, 10% des écoliers ayant admis avoir été victimes au moins une fois de brimades par internet. Contactée, la direction de l'école a refusé de répondre à nos questions.

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