«La surveillance est la meilleure des sécurités»
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«La surveillance est la meilleure des sécurités»

Le drame de la fillette de 13 mois qui a avalé de la méthadone relance la question de la salubrité des préaux.

Le bébé de 13 mois qui a ingéré, vendredi dernier dans le préau de l'école de la Roseraie, de la méthadone sous forme de comprimé est toujours sous assistance respiratoire. Ce nouveau cas de collusion entre le monde de la drogue et celui de l'enfance ravive les inquiétudes des parents d'élèves. D'autant plus qu'il y a peu un écolier des Vollandes était tombé sur une seringue usagée dans le préau de son école.

«Il arrive de trouver des seringues usagées dans les préaux des établissements scolaires, indique Simone Irminger, cheffe du Service des écoles. Nous faisons, cependant, tout notre possible pour que les enfants n'y soient jamais confrontés.» Le nettoyage des cours d'école se fait tous les matins de la semaine. Et fermer les préaux la nuit n'est pas une garantie d'éviter que des objets dangereux s'y introduisent.

«Nous voyons parfois des toxicos dans le préau, explique Adel, un ado qui vient souvent jouer au basket sur le terrain de l'école des Cropettes. Nous leur demandons alors de quitter les lieux et d'emmener leur matériel.» Pour Simone Irminger, il ne s'agit pas d'un problème de gestion des préaux: «La surveillance demeure la meilleure des sécurités.»

«On ne peut pas être tout le temps derrière son môme, lâche Wael, père d'un petit de 3 ans. Il est clair qu'il faut sécuriser les préaux, mais également tous les terrains de jeu dévolus aux enfants.»

Shahïn Ammane

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