Genève-Annemasse: La surveillance franco-suisse marque des points
Actualisé

Genève-AnnemasseLa surveillance franco-suisse marque des points

Le commissariat d'Annemasse (F) a dévoilé un bilan en hausse des opérations menées par les patrouilles mixtes composées d'agents suisses et français.

par
leo
Les patrouilles mixtes ont permis d'interpeller 33 auteurs d'infraction.

Les patrouilles mixtes ont permis d'interpeller 33 auteurs d'infraction.

photo: Keystone/Salvatore di Nolfi

La coopération policière transfrontalière s'est accrue en 2015, avec un nombre d'infractions relevées en hausse, relate mercredi le «Dauphiné Libéré». Le commissariat d'Annemasse (F) a présenté son bilan annuel des opérations de contrôles d'identité et de visites de véhicules conduites sur la bande frontière annemassienne et genevoise.

Cambrioleurs, receleurs, dealers, auteurs de délits routiers

Les patrouille mixtes (agents suisses et français à bord du même véhicule de patrouille ou moyen héliporté) ont mené 37 opérations. Elles ont été effectuées de jour comme de nuit. Dans le détail, le Corps des gardes-frontières suisses et la police d'Annemasse ont travaillé à 25 reprises ensemble, tandis que les polices genevoise et annemassienne ont collaboré 12 fois en patrouille. Au total, 33 auteurs d'infractions ont été interpellés: cambrioleurs internationaux, receleurs de biens volés, trafic de drogue, délits routiers.

Dissuasion

Cette collaboration a également un effet dissuasif, comme l'indique le commissariat dans les colonnes du quotidien français: «Au-delà des interpellations, les patrouilles mixtes dissuadent aussi les candidats malfaiteurs surpris de voir les forces suisses agir de concert sur le territoire français, et inversement. Par leur visibilité, ces contrôles sont une entrave aux divers trafics et dissuadent les agressions, vols et dégradations de biens. Elles apportent aussi en matière d'étrangers en situation irrégulière.» Les patrouilles françaises mixtes menées par les policiers avec les douaniers et la police de l'air et des frontières constituent aussi «un avantage indéniable dans la lutte contre la délinquance itinérante professionnalisée».

Ton opinion