Salles de sport - «La suspension de l’abonnement doit être proposée sans frais»
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Salles de sport«La suspension de l’abonnement doit être proposée sans frais»

L’extension du certificat Covid a poussé certaines enseignes de fitness à faire payer les clients voulant suspendre leur abonnement. Mais peu importe le secteur, la pratique est illégale. La Fédération romande des consommateurs (FRC) met en garde.

par
Lauren von Beust
Pixabay

Depuis l’extension de l’obligation du certificat Covid, certaines salles de fitness proposent à leurs clients qui ne pourraient plus venir faire du sport de payer pour mettre en pause leur abonnement, tant que la mesure fédérale se poursuit, et initialement jusqu’au 24 janvier 2022. Payante, cette option dite «time-stop» qui est proposée par des enseignes comme Activ Fitness, Holmes Place ou encore Harmony, est illégale, a déclaré la Fédération romande des consommateurs (FRC) lundi dans un communiqué. Sur Facebook, à en croire les adeptes de ces clubs de fitness, l’émolument réclamé se situerait entre 30 et 120 francs. La FRC a elle-même constaté une «remontée des réclamations ces derniers jours».

«Ces frais n’ont pas à être mis à la charge de l’abonné qui, à la suite d’une décision du Conseil fédéral, n’a pas accès à la prestation pour laquelle il a payé», explique Malika Pessard, juriste à la FRC, indiquant qu’il s’agirait là d’une «double peine» pour le client. «La suspension de l’abonnement doit être proposée sans frais tant que les mesures mises en place durent, que le consommateur ne remplit pas les conditions du certificat Covid, et donc que cela l’empêche d’accéder à la prestation», poursuit-elle. Cela s’applique aux abonnements en général, qu’ils soient sportifs ou culturels, notamment les abonnements de cinéma. Malika Pessard confirme aussi que «la suspension est tout aussi valable dans le cadre de cours collectifs payés d’avance».

Se faire rembourser

La juriste précise que «l’introduction d’un time-stop payant est une modification des conditions d’accès aux prestations et du contrat. Pour être valable, celle-ci ne peut être imposée et doit être expressément acceptée par l’abonné. Celui qui n’est pas d’accord doit avoir la possibilité de résilier le contrat sans frais ou alors de le maintenir aux conditions valables jusqu’alors.»

Les adeptes des salles de sport doivent exprimer leur désaccord au moment de l’introduction de cette modification. Mais s’ils ont déjà payé pour bénéficier d’une telle option, ils sont en droit de se faire rembourser. Malika Pessard recommande de «contester immédiatement par écrit, en invoquant le fait que ces frais sont injustifiés, n’étant pas prévus dans le contrat, tout en se réservant le droit de résilier ce dernier».

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