La taxe sur les lecteurs MP3 tarde, mais personne n'en profite
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La taxe sur les lecteurs MP3 tarde, mais personne n'en profite

La taxe sur l'enregistrement numérique est retardée en raison d'un recours au Tribunal fédéral. Mais les jeunes ne se ruent pas sur les lecteurs MP3 ou les iPod pour en profiter.

Hier, artistes et sociétés de gestion de droits d'auteur ont défendu bec et ongles la nouvelle redevance, qui devrait leur rapporter entre 2,5 et 3 millions par an. A l'origine de leur colère, la SWICO. Sans cet empêcheur de tourner en rond, cet impôt serait entrée en vigueur aujourd'hui. Mais cette association d'entreprises de la bureautique et de l'informatique a fait recours contre la taxe auprès du Tribunal fédéral. Elle a obtenu ainsi un effet suspensif. De leur côté, les associations de consommateurs critiquent la double facturation lors du téléchargement sur Internet puis lors de l'écoute avec un baladeur. «Le monde online ne se différencie pas du monde offline, a conteste Alfred Meyer, directeur général de la Suisa. Il ne s'agit pas d'un im pôt technologique, mais d'une rémunération méritée pour l'utilisation de droits d'auteur.» Les consommateurs ne semblent pas encore profiter de ce répit avant l'entrée en vigueur de la loi, en achetant vite des baladeurs numériques. A la Fnac de Lausanne, par exemple, le conseiller de vente Davide Longodavita n'a pas constaté de rush sur les iPod ou les lecteurs MP3. «Il y a une baisse des prix généralisée dans ce secteur, de plus, les clients de ces produits, surtout les très jeunes, n'ont pas conscience de l'enjeu de ce débat. Ils ignorent le montant de cette taxe.»

gim

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