La technoguerre financière affole la Bourse de Londres
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La technoguerre financière affole la Bourse de Londres

LONDRES – La spéculation assistée par ordinateur a pris une ampleur phénoménale et perturbe la Bourse.

A Londres, les logiciels de spéculation effectuent 50% des opérations boursières. Pour camoufler les grosses transactions, ils morcèlent les échanges. Ils écoulent par exemple 50 000 actions BP par paquets de 20 ou 50 actions dans la journée. Cela permet d'obtenir le vrai prix du marché. Selon The Daily Telegraph, la banque Dresdner Kleinwort développe un programme pour échanger des actions de PME de manière imperceptible. Le Credit Suisse dispose d'un logiciel similaire nommé Guerilla. A l'inverse, le programme Sonar, de Goldman Sachs, «renifle» les hausses de volumes de ventes camouflées. Mais cette guerre technologique raréfie les bons coups. Au moindre mouvement, les machines peuvent réagir de manière disproportionnée et créer une rumeur d'OPA sur un titre. Le 29 mars, le brasseur Scottish & Newcastle a publié des résultats décevants. Son cours a alors bondi de 12%. Les logiciels de Londres – La spéculation assistée par ordinateur a pris une ampleur phénoménale et perturbe la Bourse.

A Londres, les logiciels de spéculation effectuent 50% des opérations boursières. Pour camoufler les grosses transactions, ils morcèlent les échanges. Ils écoulent par exemple 50 000 actions BP par paquets de 20 ou 50 actions dans la journée. Cela permet d'obtenir le vrai prix du marché. Selon The Daily Telegraph, la banque Dresdner Kleinwort développe un programme pour échanger des actions de PME de manière imperceptible. Le Credit Suisse dispose d'un logiciel similaire nommé Guerilla. A l'inverse, le programme Sonar, de Goldman Sachs, «renifle» les hausses de volumes de ventes camouflées. Mais cette guerre technologique raréfie les bons coups. Au moindre mouvement, les machines peuvent réagir de manière disproportionnée et créer une rumeur d'OPA sur un titre. Le 29 mars, le brasseur Scottish & Newcastle a publié des résultats décevants. Son cours a alors bondi de 12%. Les logiciels de spéculation, flairant la bonne affaire, avaient poussé à l'achat, relançant des rumeur d'OPA. Ils ont été suivis par d'autres programmes conçus pour suivre la tendance du marché. La machine s'est ainsi emballée.

(gim)

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