Actualisé 11.04.2011 à 14:04

Mobilité vaudoiseLa tendance est favorable, selon Marthaler

L'augmentation de la mobilité vaudoise en 2010 est davantage passée par les transports publics que par la voiture.

Les transports publics, ici le M2 à Lausanne, ont gagné des usagers en 2010.

Les transports publics, ici le M2 à Lausanne, ont gagné des usagers en 2010.

La tendance est favorable même s'il y a eu un tassement, a indiqué lundi le conseiller d'Etat François Marthaler.

Présentant le bilan de la mobilité de l'année écoulée, le chef du Département des infrastructures a jugé la situation «réjouissante». «La croissance des transports publics dépasse, et de loin, celle que nous observons sur la route». Elle est deux fois plus élevée, de 3,5% contre 1,8%, a-t-il souligné.

Objectif atteignable

Les transports individuels motorisés voient leur part modale se réduire. Elle serait aujourd'hui d'environ 72% contre 75% en 2005. L'objectif cantonal de 70% en 2012 «devrait pouvoir être atteint et j'en suis pas peu fier», a commenté le ministre Vert.

Surtout que le canton de Vaud connaît une période de croissance globale exceptionnelle. L'an dernier, la population s'est accrue de 1,5%, presque deux fois plus que la moyenne nationale.

Autre signe clair, le taux de motorisation continue de décliner depuis 2005 dans le canton de Vaud, passant maintenant sous la moyenne nationale. Pour poursuivre sur cette lancée, la qualité de l'offre en transports publics devra encore être améliorée, notamment à Lausanne où il y a un fort potentiel de développement.

Investir sur la route

Pour la route, le conseiller d'Etat écologiste a rappelé l'adoption l'an dernier d'une stratégie cantonale qui vise à rattraper le retard en matière d'investissement et d'entretien. Cinq fois plus de moyens sont engagés qu'en 2008.

A moyen terme, les perspectives de forte croissance du canton de Vaud implique, selon François Marthaler, un effort accru afin de densifier l'habitat et de mélanger emplois et logements dans les centres. Non seulement, il est nécessaire de construire la ville en ville, mais aussi, dans l'idéal, «il faut vivre et travailler sur le même lieu».

Changer de modèle

Ce qui s'est fait avec le Littoral Parc, près d'Allaman sur la Côte, est «totalement erroné», créant une congestion automobile continuelle, selon le ministre. Il convient à l'avenir «d'imaginer autre chose», et de ne plus vouloir mettre les quartiers industriels à l'extérieur de la cité. (ats)

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