La tension politique monte d'un cran en Bolivie

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La tension politique monte d'un cran en Bolivie

Le président bolivien, Evo Morales, a lancé vendredi un appel au dialogue et à la justice après les violences politiques qui ont fait deux morts la veille à Cochabamba.

Les affrontements ont également fait des dizaines de blessés.

M. Morales en a imputé la responsabilité aux gouverneurs élus du pays qui, a-t-il affirmé, sont partisans du «séparatisme en Bolivie». Mais il a exhorté ses partisans à ne pas riposter.

«Le soutien apporté par le gouverneur de Cochabamba à l'indépendance et à la division a déclenché une réaction de la population patriote (...) et conduit à ces affrontements», a-t-il dit de retour de la cérémonie d'investiture de Daniel Ortega à la présidence du Nicaragua.

Longue série

Les événements de Cochabamba, dernières violences politiques en date d'une longue série en Bolivie, trouvent en partie leur origine dans l'élection des gouverneurs de région, désignés par le président jusqu'en décembre 2005. Investis de cette nouvelle légitimité, certains d'entre eux appellent à un partage accru des pouvoirs entre le pouvoir central et les régions.

«L'autonomie est importante. Elle ne signifie pas la division, ni le séparatisme, ni l'indépendance. Pourquoi concentrent-ils toujours les pouvoirs ? Les gouverneurs régionaux ont été élus, accordons-leur certains pouvoirs», a déclaré jeudi le gouverneur de Cochabamba, Manfredo Reyes Villa.

Démission réclamée

Sa démission est réclamée par des manifestants pro-Morales qui ont entamé au début de la semaine un mouvement d'occupation du centre-ville de Cochabamba. Jeudi, des incidents violents ont éclaté entre manifestants et contre-manifestants venus défendre le gouverneur.

Evo Morales a ordonné à la police et aux forces armées de pacifier la ville, située à 440 km à l'est de La Paz. Sur neuf gouverneurs élus, Reyes Villa et cinq autres appartiennent à l'opposition et se sont unis

(ats)

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