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SuisseLa Thurgovie contre le français obligatoire

Les autorités veulent que la réforme de la loi sur les langues contienne une 4e variante qui n'exige pas obligatoirement le français en primaire.

Le canton de Thurgovie prévoit de supprimer l'enseignement du français à l'école primaire.

Le canton de Thurgovie prévoit de supprimer l'enseignement du français à l'école primaire.

photo: Keystone/Illustration

Le gouvernement thurgovien s'oppose «avec vigueur» à la modification de la loi sur les langues proposée par le conseiller fédéral Alain Berset. Si le canton supprimait l'enseignement du français à l'école primaire, il se retrouverait en infraction.

Le Conseil fédéral a mis en consultation une modification de la loi sur les langues comprenant trois variantes, qui garantissent l'enseignement d'une deuxième langue nationale à l'école primaire. Le Conseil d'Etat thurgovien rejette ces propositions «avec vigueur», indique la chancellerie du canton de Suisse orientale jeudi dans un communiqué.

Respect de la souveraineté scolaire

Dans leur prise de position, les autorités réclament une quatrième variante qui n'exige pas obligatoirement l'enseignement du français en primaire, mais fixe des objectifs à atteindre dans cette matière à la fin de l'école obligatoire.

La souveraineté des cantons en matière d'enseignement doit être respectée, écrit le gouvernement thurgovien. Il est contre-productif de légiférer au niveau fédéral et de débattre sur la question de l'enseignement des langues étrangères à l'échelon national.

Français en sursis

Le canton de Thurgovie prévoit de supprimer l'enseignement du français à l'école primaire et de le renforcer au secondaire. Une loi en ce sens sera soumise au Grand Conseil au printemps prochain.

En cas d'adoption, un référendum n'est pas exclu. Jusqu'à nouvel ordre, les petits Thurgoviens continueront de se familiariser avec la langue de Molière dès la cinquième année.

Le 25 septembre, les citoyens st-gallois ont rejeté une initiative de l'UDC qui exigeait la sortie du canton du concordat HarmoS. Un «oui» aurait pu mettre en danger l'enseignement du français à l'école primaire. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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