La tique, un danger pour le randonneur
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La tique, un danger pour le randonneur

Le Salon de la randonnée, qui vient de fermer ses portes à Paris, a été l'occasion d'informer les randonneurs et autres promeneurs qui marcheront dans les bois et les forêts du danger que représente la tiques.

Maladie infectieuse moins connue que la maladie de Lyme, la méningo-encéphalite à tiques (MET) est une inflammation du cerveau et de ses enveloppes, les méninges. Maladie rare et exceptionnellement mortelle, elle est toutefois très invalidante.

La MET est transmise à l'homme par morsure de tique. Des zones d'endémie, où les tiques porteuses du virus de la MET sont présentes, ont été récemment identifiées en France, notamment en Alsace, dans les Vosges et à proximité du lac d'Annecy.

La tique est un pou qui fait partie de la famille des acariens. Ces animaux de quelques millimètres se nourrissent du sang humain en se mettant sous la peau. La tique est l'acarien le plus dangereux puisqu'il peut être à l'origine de complications infectieuses neurologiques.

Le risque infectieux ne se limite pas aux habitants des zones rurales ou aux agriculteurs, aux bûcherons ou aux forestiers. Toutes les personnes qui pratiquent des activités en plein air sont concernées, tout comme celles qui voyagent dans des zones à risques.

Après 7 à 14 jours d'incubation, la maladie évolue en deux phases: la première dure de deux à quatre jours. Elle est caractérisée par un syndrome pseudo-grippal, notamment de la fièvre. La seconde phase, présente chez seulement 20 à 30% des sujets, nécessite souvent une hospitalisation. Elle se caractérise par des maux de tête très importants, des nausées, une raideur de la nuque et une forte fièvre.

Les complications surviennent quasi-exclusivement chez les personnes qui présentent la deuxième phase de la maladie. Leur gravité dépend de la sévérité de l'atteinte virale: il peut s'agir notamment de méningites et de méningo-encéphalites.

Aujourd'hui, il n'existe aucun traitement spécifique à cette maladie. En revanche, des précautions simples peuvent être prises et un vaccin préventif existe. Il est ainsi conseillé d'éviter les hautes herbes, les buissons et les arbustes; de porter des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle et d'éviter les sandales; d'utiliser les répulsifs; d'inspecter son corps au retour chez soi et extraire immédiatement les tiques; d'éviter de consommer des produits laitiers non pasteurisés.

Pour les personnes réellement à risque, c'est-à-dire celles qui vivent dans une zone d'endémie, qui travaillent en extérieur, qui y randonnent régulièrement et celles qui comptent voyager en Europe centrale ou de l'Est, un vaccin existe. Il est disponible aussi bien pour les adultes que pour les enfants. (ap)

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