08.08.2020 à 09:33

AnimauxLe public va revoir Janus, vedette du Muséum de Genève

La plus vieille tortue bicéphale du monde, mascotte du musée genevois, va découvrir mardi son nouveau terrarium.

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La tortue à deux têtes a encore un peu de chemin à faire avant de détrôner le jet d’eau comme symbole de Genève.

La tortue à deux têtes a encore un peu de chemin à faire avant de détrôner le jet d’eau comme symbole de Genève.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Bichonnée, la tortue a le droit chaque jour à son bain.

Bichonnée, la tortue a le droit chaque jour à son bain.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Angelica, la soigneuse de Janus, lui fait faire sa promenade quotidienne dans un coin d’herbe aménagé sur le toit du Muséum.

Angelica, la soigneuse de Janus, lui fait faire sa promenade quotidienne dans un coin d’herbe aménagé sur le toit du Muséum.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Janus, qui fêtera le mois prochain ses 23 ans, est la plus vieille tortue bicéphale au monde. Mascotte du Muséum d’histoire naturelle de Genève, l’animal va bientôt renouer le contact avec son public dans un tout nouveau terrarium.

Dès mardi, la tortue découvrira sa maison, au niveau de la galerie dédiée aux habitants des océans et aux reptiles. Pour des raisons de sécurité, elle ne pouvait plus être présentée aux visiteurs dans le hall près de la cafétéria. Il fallait supprimer les charges thermiques à cet endroit et le terrarium en est une, explique Pierre-Henri Heizmann, qui s’est occupé du déménagement de Janus.

Janus est très fragile

Début mars, la tortue s’est donc retirée dans ses appartements privés, au dernier étage du musée. La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a ensuite éclaté, retardant d’autant la réapparition de Janus sur le devant de la scène.

L’animal est très fragile à cause de sa malformation et fait l’objet d’une attention de tous les instants. Dans la nature, son espérance de vie aurait été extrêmement courte, car ses deux têtes l’empêchent de s’abriter dans sa carapace et de se protéger comme le fait une tortue normale. Il est aussi plus exposé aux infections.

Angelica s’occupe de Janus depuis 2013. Elle lui fait prendre son bain, puis, quand le temps le permet, la sort sur le toit du musée, où un espace avec de l’herbe a été aménagé. Le reptile peut ainsi se dégourdir les pattes et prendre le soleil sous la surveillance affectueuse de sa soigneuse.

Deux êtres en un

Pour Angelica, Janus est vraiment constitué de deux êtres distincts. Chaque tête à son caractère et parfois, quand l’une veut aller à gauche et l’autre à droite, elles se chamaillent. Une tête raffole des épinards et déteste les endives. L’autre, à l’inverse, rejette les épinards et se précipite avec avidité sur les endives.

Janus a connu la gloire planétaire au moment de son dixième anniversaire. CNN avait fait de l’événement son image du jour, se rappelle Pascal Moeschler, le responsable de la communication de l’institution genevoise. La tortue est depuis devenue l’emblème du Muséum d’histoire naturelle. Les enfants viennent exprès la voir.

«Nous n’avons pas vocation de nous occuper d’animaux vivants», souligne toutefois M. Heizmann. Le musée a d’ailleurs fermé son animalerie récemment. Il n’a cependant jamais été question de confier Janus à un zoo. L’animal, qui a vu le jour au Muséum, a ainsi droit aux soins de deux animalières qui se relaient à ses côtés tout au long de la semaine.

(ATS/NXP)

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