Paris - La tour Eiffel accueille du monde dès ce vendredi

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ParisLa tour Eiffel accueille du monde dès ce vendredi

Elle gardait ses distances depuis huit mois, elle redevient accessible vendredi. Privée de visites, la tour Eiffel, à Paris, rouvre avec une capacité réduite, à cause du Covid-19.

La tour Eiffel rouvre ce vendredi, avec une capacité d’accueil réduite à 50%, soit 13’000 visiteurs maximum par jour, en raison notamment de la jauge sanitaire imposée dans les ascenseurs.

La tour Eiffel rouvre ce vendredi, avec une capacité d’accueil réduite à 50%, soit 13’000 visiteurs maximum par jour, en raison notamment de la jauge sanitaire imposée dans les ascenseurs.

AFP

Privée de touristes depuis fin octobre 2020, en raison de la crise sanitaire, sa plus longue fermeture d’après-guerre, la tour Eiffel rouvre ses portes au public vendredi, enveloppée dans un nuage d’incertitudes sanitaires, économiques et financières.

«La Dame est prête, elle a donné un grand spectacle mercredi soir pour se préparer», résume le président de la société d’exploitation (Sete) Jean-François Martins. C’est en effet une semaine chargée pour le célèbre monument parisien, théâtre, mercredi soir, du feu d’artifice du 14 juillet, dont l’installation l’avait bien occupé les jours précédents.

Au maximum 13’000 visiteurs

Et vendredi, vers 13h, la structure en fer puddlé accueillera ses premiers touristes, français ou étrangers, pour la première fois depuis huit mois et demi. Avec une capacité d’accueil réduite à 50%, soit 13’000 visiteurs maximum par jour, en raison notamment de la jauge sanitaire imposée dans les ascenseurs.

Après 260 jours sans visiteur et un recours massif au chômage partiel pour les 350 employés, «il y a une vraie attente des personnels», qui en terminent avec «presque un mois de check-up complet», explique le patron de la tour Eiffel. «On a vérifié les ascenseurs, la billetterie, comment faire respecter les gestes barrière»

Avec le pass sanitaire

Et dès mercredi, conformément à ce qu’a annoncé le président français, Emmanuel Macron, pour les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, le pass sanitaire sera obligatoire pour accéder au monument.

«Évidemment, c’est une petite complexité opérationnelle supplémentaire à mettre en œuvre en quelques jours, mais ce n’est pas insurmontable», relativise Jean-François Martins, qui refuse de céder au pessimisme face à l’éventualité d’une quatrième vague de Covid-19. «On va essayer de faire un bel été, il y a des choses sur lesquelles on n’a pas de prise, il faut l’accepter.»

Américains présents, Britanniques absents

D’où viendront les visiteurs? Ouverte depuis le 1er juin, avec 70’000 billets vendus jusqu’à fin août, mais en majorité pour la deuxième quinzaine de juillet, la billetterie en ligne permet d’esquisser les premières tendances: une moitié de Français, une moitié d’étrangers, avec «une belle proportion d’Américains» (15%) et un tiers d’Européens.

Chez ces derniers, Brexit et variant Delta obligent, «l’absence totale des Britanniques est très marquante, alors qu’ils sont traditionnellement la clientèle la plus présente», souligne le président de la Sete, qui observe en revanche une «poussée de la sphère méditerranéenne», Espagne et Italie en tête.

Beaucoup le jour même

Dans les réservations, très peu de voyageurs longue distance comme les Asiatiques, qui passent beaucoup par les agences de voyages. Mais entre incertitudes sanitaires et météorologiques, «on va avoir beaucoup de billets vendus le jour même», prédit Jean-François Martins, qui mise sur «une bonne moitié» de tickets écoulés in situ.

En ce mois de juillet, le célèbre monument, propriété de la Ville de Paris, est à la croisée des chemins. La fin de sa plus longue période de fermeture coïncide avec sa recapitalisation de 60 millions d’euros validée, lundi, par son conseil d’administration.

Grosses pertes

Cette augmentation de capital doit permettre à la Sete de surmonter la perte d’environ 70 millions d’euros projetée pour 2021, après un déficit de 52 millions en 2020, quand son chiffre d’affaires est passé de 99 à 25 millions d’euros.

Cette année, après six mois de fermeture et un second semestre planifié en demi-jauge, «nous ne pourrions faire que 25% de notre revenu normal, dans un modèle absolu», souligne Jean-François Martins. «La vérité, c’est qu’on fera moins, parce que dedans, il y a aussi de mauvaises périodes» à l’automne, anticipe le dirigeant, en discussions avec l’État français «pour qu’il nous aide à passer la période».

Repeinte dès l’automne

Dans cette période difficile, le chef-d’œuvre de Gustave Eiffel, qui a accueilli jusqu’à sept millions de visiteurs en 2014 et 6,2 millions en 2019, doit aussi faire face au défi logistique du chantier de peinture que lui imposent ses 132 printemps.

Suspendue depuis début février, en raison de traces de plomb supérieures au seuil réglementaire, la 20e campagne de peinture est toujours en phase de test et ne reprendra pas avant l’automne, ce qui explique le maintien d’un grand filet suspendu côté Champ-de-Mars.

(AFP)

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