La traque au smog s'organise

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La traque au smog s'organise

Un an après la crise des particules fines, des actions liées à l'air, aux transports et
à la santé seront présentées
mi-décembre.

Et si d'ici là un pic de pollution survient? «On croise les doigts», convient François Marthaler, chef du Département des infrastructures. Il évoque des «réticences idéologiques» pour justifier la lenteur du plan. Parmi les mesures que pourraient prendre les autorités vaudoises, on trouve l'abaissement des limitations de vitesse sur autoroute. Et l'action carte grise contre un ticket de bus, testée en septembre? François Marthaler s'appuie sur les récents résultats d'une étude. Elle montre que 2% d'usagers ont échangé leur voiture contre le bus.

«Cela représente 30 000 personnes sur quatre jours, ce n'est pas rien!» En outre, 88% des personnes interrogées par téléphone souhaitent un renouvellement de la mesure en cas d'alerte. Quant à l'action de semi-gratuité dans les transports publics, menée durant trois jours l'hiver dernier? «Inefficace», tranche-t-il.

Du côté de l'Association Transport et Environnement, on craint que le problème des poussières ne soit géré qu'en cas de crise. Sa porte-parole attend l'annonce de mesures à long terme, comme la limitation du développement des parkings en ville.

En attendant la chasse aux particules fines, les contrôles ont repris depuis une semaine. Une nouvelle station mobile, située près de la gare, n'a pas encore sonné l'alerte.

Sophie Roselli

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