Actualisé 15.03.2015 à 18:50

Crise en Ukraine«La trêve a été violée 1100 fois par les séparatistes»

Le président ukrainien affirme que les séparatistes prorusses ne respectent pas le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine.

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14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

Reuters
03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

Keystone
20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

epa/Roman Pilipey

Dans une interview au quotidien allemand «Bild» à paraître lundi, Petro Porochenko souhaite que de nouvelles sanctions soient adoptées contre la Russie, accusée de soutenir les rebelles.

«L'Ukraine a respecté chaque point des accords de Minsk . Le cessez-le-feu a été immédiatement appliqué de notre part, mais les combattants russes ont fait exactement l'inverse», déclare le chef de l'Etat ukrainien.

«Chaque jour, il y a des tirs de la part des Russes, souvent plus de 60 fois en un jour. Au total, le cessez-le-feu a été violé 1100 fois. La vérité, c'est que l'accord ne fonctionne pas», affirme M. Porochenko, à la veille d'un entretien à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel.

«Ils disent (les séparatistes, ndlr) qu'ils retirent leurs armes, mais ils ne donnent pas d'accès aux observateurs de l'OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour contrôler ça», déplore également le dirigeant ukrainien.

Les accords de Minsk prévoient outre la trêve, un retrait des armes lourdes le long de la ligne de front.

Renouvellement des sanctions?

Il invite donc à renforcer ou à prolonger les sanctions contre la Russie. «Il doit y avoir une réaction à la rupture du cessez-le-feu. Cela peut être de nouvelles sanctions, en tous les cas les sanctions actuelles devraient être prolongées jusqu'à la fin de l'année», affirme-t-il.

Les dirigeants de l'Union européenne débattront lors de leur prochain sommet, jeudi et vendredi à Bruxelles, de l'opportunité de renouveler les sanctions visant les secteurs russes des finances, de l'énergie et de la défense, qui expirent en juillet.

«Désescalade»

Une relative accalmie est observée depuis plusieurs semaines dans l'Est, où un nouveau cessez-le-feu est entré en vigueur le 15 février. Petro Porochenko avait d'ailleurs admis vendredi que le conflit dans l'est de son pays était en voie de «désescalade».

Dimanche, un combattant du bataillon ukrainien Dnipro-1 a été tué, a annoncé le service de presse de ce bataillon composé de volontaires. Selon le bataillon, qui combat aux côtés des troupes ukrainiennes, le volontaire a été tué dans la matinée près de Piski, un village proche des ruines de l'aéroport de Donetsk, aux mains des rebelles depuis janvier.

Le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko a de son côté affirmé qu'un soldat de l'armée ukrainienne avait été blessé dans l'Est, mais qu'aucun n'avait été tué au cours des dernières 24 heures. (ats)

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