Fausse alerte à la bombe: La TSR pourrait porter plainte
Actualisé

Fausse alerte à la bombeLa TSR pourrait porter plainte

La tour de la TSR a été évacuée jeudi matin vers 10h30 en raison d'une fausse alerte à la bombe. La TSR pourrait porter plainte

par
dti/cbx

Les forces de l'ordre ont commencé les fouilles dans le bâtiment de la TSR, suite à une alerte à la bombe, jeudi matin. Le quai Ernest-Ansermet a été fermé à la circulation et une bonne partie du quartier a été bouclé durant près d'une heure. «Nous avons reçu un appel d'un inconnu sur le numéro central à 10h16», explique Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police cantonale. «Il a indiqué qu'une bombe exploserait dans les 30 minutes.»

Rapidement informé, Gilles Marchand, directeur de la TSR, a enclenché l'alarme. «En 4 minutes, des centaines de personnes ont quitté les lieux, explique-t-il. L'évacuation s'est déroulée dans le calme». «Nous avons pensé qu'il s'agissait d'une fausse alerte ou d'un exercice», témoignait un employé.

La police a terminé son intervention vers 12h30, indiquant alors qu'il s'agissait d'une fausse alerte. La TSR se réserve le droit de porter plainte.

«12h45» un peu allégé

Le lieu de tournage et la rédaction de l'actualité ont été inspectés en priorité. Vers 11h45, les membres de la rédaction du téléjournal ont pu rejoindre leur bureau. Le bâtiment est extrêment sécurisé. De nombreuses zones ne sont pas accessibles au public. C'est pourquoi la fouille a pu être menée rapidement, a souligné Jean-Philippe Brandt.

Le «12h45» a bel et bien eu lieu, comme l'avait assuré à «20 minutes», Bernard Rappaz, rédacteur en chef Actualité de la TSR, tout en prévenant: «Ce sera un journal un peu plus rapidement fait, moins peaufiné que d'habitude et moins beau, mais nous travaillons de toute façon toujours rapidement.»

L'équipe du «12h45» a en effet perdu près d'une heure dans l'évacuation, soit près d'un cinquième du temps habituellement octroyé à la préparation de l'émission. «Certains sujets nécessitant un montage seront transformés en un tapis d'images commentées par le présentateur. Une douzaine de minutes de news pures pourrait ainsi être affectée. Pour le reste, le journal de la mi-journée possède une couleur culturelle importante avec des sujets préparés la veille», précisait encore Bernard Rappaz avant l'émission. (dti/cbx/ats)

L'enquête se poursuit

La police poursuit son enquête pour découvrir l'auteur de cette fausse alarme, a ajouté le porte-parole de la police genevoise. L'appel téléphonique a été lancé au numéro général de la police cantonale à 10h16 depuis une cabine publique de la place des Charmilles.

Une équipe de la police scientifique et technique s'est rendue sur place pour relever des témoignages ou des traces de l'auteur du coup de fil.

Ton opinion