24.03.2020 à 20:11

Bâle-Ville

La tueuse présumée d'Ilias bientôt devant les juges

Une septuagénaire comparaîtra la semaine prochaine devant la justice bâloise pour avoir poignardé un enfant choisi au hasard dans les rues de la cité rhénane, en mars de l'an dernier.

de
lha/ofu
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Un drame s'est produit jeudi 21 mars 2019 vers 12h30, à Bâle.

Un drame s'est produit jeudi 21 mars 2019 vers 12h30, à Bâle.

Un garçon de 7 ans rentrait chez lui après l'école quand il a été poignardé par une inconnue alors qu'il marchait sur un trottoir.

Un garçon de 7 ans rentrait chez lui après l'école quand il a été poignardé par une inconnue alors qu'il marchait sur un trottoir.

bazonline.ch/Alexander Müller

Le tragique destin d'Ilias a ému la Suisse entière. Il y a pile un an, le petit garçon de 7 ans rentrait de l'école lorsqu'il a été poignardé au cou par une femme de 75 ans. Emmenée d'urgence à l'hôpital, la jeune victime y était décédée peu après des suites de ses blessures. Les faits s'étaient déroulés en plein jour, soit vers 12h30, dans les rues de Bâle. L'enquête avait rapidement permis de découvrir que la septuagénaire avait choisi sa victime au hasard.

Le procès de la meurtrière présumée s'ouvrira le 1er avril devant le Tribunal pénal de Bâle, qui continue ses activités malgré la propagation du coronavirus en Suisse. Jusqu'à présent, la retraitée ne semble pas regretter son geste. Pour elle, le meurtre d'Ilias n'était rien d'autre qu'un «moyen légitime» pour attirer l'attention des autorités sur son cas. Selon l'acte d'accusation, la septuagénaire souffre d'un trouble chronique de la personnalité, développé au cours des dernières décennies. Depuis 1977, elle ne cesse d'être en conflit avec les autorités et se dit victime d'une «justice corrompue».

«Dans l'intention de le tuer»

Selon le Ministère public, la prévenue a planifié son passage à l'acte. Les semaines qui ont précédé le drame, elle a notamment effectué des repérages dans le périmètre de l'école d'Ilias. Le jour en question, elle s'était approchée du garçon par-derrière «dans l'intention de le tuer».

Le Ministère public estime qu'elle n'est pas responsable de ses actes en raison de ses troubles psychiques. Il demande cependant à ce qu'elle soit internée.

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