Actualisé 11.03.2013 à 13:59

Syrie

La Turquie arrête quatre terroristes présumés

La police turque a arrêté lundi quatre Syriens liés au régime de Damas, soupçonnés d'avoir perpétré un attentat à la bombe en février contre un poste-frontière qui avait coûté la vie à 14 personnes.

«Nos forces de sécurité ont arrêté quatre Syriens et un Turc dans le cadre de cette attaque», a indiqué le ministre de l'Intérieur Muammer Güler, assurant qu'il avait été établi que ces suspects étaient liés aux services secrets et à l'armée syrienne.

M. Güler a précisé que l'instruction de ce dossier mettrait au jour l'implication de suspects liés au régime syrien.

La presse turque avait désigné comme responsable les services du pouvoir syrien qui combat les insurgés.

La Turquie a rompu tout lien diplomatique avec le régime du président Bachar al-Assad, dont elle réclame le départ, et abrite sur son sol près de 290'000 réfugiés syriens.

Un leader de l'opposition syrienne a rencontré Lavrov

Haytham al-Manaa a rencontré lundi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov pour tenter d'infléchir le soutien de la Russie au régime de Bachar al-Assad. Selon lui, «une solution pacifique passe par Moscou».

«Une solution militaire est en cours sur le terrain. Mais la majorité des Syriens sont convaincus qu'une solution politique est souhaitable, que cela nous sauverait, et qu'il existe une véritable chance», a déclaré M. Manaa, membre du Comité national de coordination pour le changement démocratique (CNCD).

Lundi, M. Lavrov n'a montré aucun signe d'infléchissement de la position russe. «La chose la plus importante, c'est que les Syriens décident de tout eux-mêmes, sans pression de l'étranger, (...) de leur destin et du destin des personnalités politiques», a déclaré M. Lavrov.

«La situation en Syrie ne s'améliore pas, même si toutes les parties se sont mises d'accord sur le fait qu'il doit y avoir un arrêt des violences et qu'un dialogue doit être entamé», a-t-il ajouté.

«Mais beaucoup essayent de l'empêcher, y compris des soutiens extérieurs de la soi-disant 'opposition irréconciliable'», a-t-il poursuivi, dans une référence aux pays arabes et occidentaux.

Appel au dialogue

Moscou, dernière grande puissance à entretenir des liens étroits avec le régime de Damas auquel elle livre des armes, a pressé ces dernières semaines l'opposition et le régime syrien d'entamer un dialogue pour mettre fin à une guerre qui a tué plus de 70'000 personnes en deux ans, selon l'ONU.

Damas s'est dit prêt, pour la première fois fin février, à dialoguer avec les rebelles armés, mais des membres de l'opposition soutiennent que tout dialogue doit nécessairement aboutir au départ du président Bachar al-Assad.

Or, la Russie, qui a bloqué jusqu'ici, avec la Chine, tous les projets de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le régime du président Assad, refuse d'intervenir en ce sens auprès du président syrien. (ats/afp)

Les enquêteurs de l'ONU demandent à être entendus par le Conseil de sécurité

Les enquêteurs de l'ONU sur les violences en Syrie ont lancé lundi à Genève un appel pour être entendus par le Conseil de sécurité afin de lui demander de saisir la Cour pénale internationale (CPI). «Nous voulons avoir directement accès au Conseil de sécurité et à l'Assemblée générale», a lancé devant les médias le Thaïlandais Vitit Muntarbhorn, un des quatre enquêteurs de la Commission, qui a présenté lundi son dernier rapport devant le Conseil des droits de l'homme.

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