France: La une cher payée de «Libération»
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FranceLa une cher payée de «Libération»

En interpellant l'un des plus puissants patrons de France, le quotidien s'est attiré les foudres des annonceurs.

par
jfz
La une de «Libération» fait jaser.

La une de «Libération» fait jaser.

L'arme du patron du groupe de luxe LVMH, c'est l'argent. La une du quotidien français n'a pas plu à Bernard Arnault, qui l'a fait savoir: il a retiré tous les budgets publicitaires des marques qu'il chapeaute, promis à «Libération», selon des médias français.

D'autres firmes lui auraient emboîté le pas. En quelques heures, la régie de pub aurait enregistré des défections pour un montant total de 500'000 euros (605' 000 fr.), une somme qui n'a rien d'anecdotique pour les finances du journal. Son principal actionnaire, Edouard de Roth­schild, a apporté son soutien public à la rédaction, estimant que cette une était «dans la droite ligne de ce que «Libération» doit faire et doit être».

Il a également précisé n'avoir pas été mis au courant à l'avance de ce titre et a affirmé que ce qui se passait sur le plan éditorial n'était pas de son ressort. Sa responsabilité est ­celle du business, a-t-il dit, relevant une «opération marketing très réussie».

Ce coup d'éclat est aussi salué par un professionnel de la publicité des médias en Suisse, qui trouve «très sain et très juste» que la direction du quotidien français soit allée au bout de ses idées. «Cela prouve que la rédaction ne fait pas preuve de complaisance envers ses annonceurs.»

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