Actualisé 13.07.2012 à 14:34

Montreux Jazz FestivalLa valse des taxis donne le tournis aux chauffeurs

Des taximen dénoncent certaines pratiques policières. Les pandores se défendent de se livrer à un quelconque excès de zèle.

de
David Maccabez
Seules les voitures autorisées peuvent travailler en ville.

Seules les voitures autorisées peuvent travailler en ville.

«J'ai peur de travailler à Montreux, lance Jean*, chauffeur de taxi basé à Aigle. La police nous harcèle et nous menace de lourdes amendes.» Le fond du problème, c'est le maraudage. Le règlement communal est clair: seules les voitures au bénéfice d'une concession ont le droit de chercher des clients à Montreux.

Toutefois, les taxis de l'extérieur ont le droit d'y déposer leurs voyageurs et de s'en aller à vide. «C'est ce que je faisais quand les policiers m'ont interpellé. Ils m'ont dit que je n'avais rien à faire là et qu'ils ne voulaient plus me voir traîner dans les parages.» Depuis, Jean évite la ville et désespère: la situation lui a déjà fait perdre près de 2000 fr. Et il ne serait pas le seul: «Des collègues m'ont rapporté la même mésaventure. Ce n'est pas tolérable!».

Police Riviera tempère: «Nous ne mettons pas de pression sur les taxis, et éviter le maraudage fait partie de nos missions quotidiennes, explique le commandant Ruben Melikian. Si ce chauffeur a peur, c'est qu'il n'est pas en règle.»

Quant à la question de l'offre: «Nous considérons que le nombre de taxis (n.d.l.r.: 39) est suffisant», assure Caleb Walther, municipal chargé des Transports à Montreux. «Avec les bus pendant le festival, l'offre est plus que correcte.» Une situation confirmée par un taxi montreusien: «Nous sommes assez nombreux. Les abus n'ont pas lieu que pendant le Jazz, c'est chaque week-end. Je suis content que la police agisse.»

*Prénom d'emprunt

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!