Actualisé 21.07.2015 à 14:39

FranceLa «vente» de l'Elysée a rapporté 80 millions

L'opération avait pour but d'alerter l'Etat sur la volonté de particuliers d'investir dans le patrimoine national. La start-up a demandé à rencontrer François Hollande.

Le site de financement participatif qui proposait le 14 juillet aux Français de racheter - fictivement - le Palais de l'Elysée a récolté 80 millions d'euros (84,35 millions de francs) de promesses d'investissement en faveur du patrimoine national. Ses fondateurs ont demandé une audience à François Hollande.

Cette opération de communication et de «crowdfunding» mettait en scène le président de la République tenant une affiche «A vendre, Palais de l'Elysée». Elle a permis de récolter, «en seulement cinq jours et grâce à plus de 1100 participants, plus de 80 millions d'euros en intentions d'investissement», a déclaré Yoni Botbol, 25 ans, directeur général du site.

A voir comme une pétition financière

La start-up a envoyé lundi une lettre recommandée au chef de l'Etat. Elle a sollicité une audience avec François Hollande pour lui exposer son projet d'«aider les Français à devenir ensemble propriétaires de joyaux nationaux», a-t-il ajouté.

«S'il accepte de mettre un bien sur notre site, ça pourrait fonctionner», assure le jeune entrepreneur. Il a fait valoir que la «pétition financière» de la semaine dernière a prouvé que «la demande existe».

La plate-forme s'était offert un coup de publicité décalé la semaine dernière en étalant dans la presse un photo-montage représentant le chef de l'Etat sur une pleine page. «Il s'agissait évidemment d'une fausse petite annonce, mais visant à promouvoir un vrai outil», rappelle Crowdimo.fr dans un communiqué.

La plate-forme de financement participatif créée en janvier fait valoir que «plusieurs joyaux nationaux ont été vendus à des investisseurs étrangers ces dernières années» et que les cessions immobilières de l'Etat contribuent au redressement des finances publiques.

Investir à plusieurs

Crowdimo.fr entend donner la possibilité au grand public d'investir à plusieurs dans l'immobilier (investissement locatif, en viager, rénovation, promotion). La start-up, qui emploie cinq personnes à temps plein, se prévaut d'être la première plate-forme dans le monde à proposer un segment aussi large. (ats)

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