Vegan - La viande végétarienne est prisée en Suisse
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ConsommationLa viande «végétale» a la cote en Suisse

La demande de viande à base de soja ou d’autres produits protéinés ne cesse de croître depuis 5 ans. Le chiffre d’affaires dans le secteur a pratiquement doublé.

En Suisse, les burgers végétariens notamment ont la cote. 

En Suisse, les burgers végétariens notamment ont la cote.

AFP

Les Suisses se tournent de plus en plus vers les succédanés de viande. La demande a en effet fortement augmenté depuis 2016, annonce lundi l’Office fédéral de l’agriculture qui a mené une vaste étude à ce sujet. En 2020, le commerce de détail a réalisé dans cette catégorie un chiffre d’affaires de 117 millions de francs, contre 60 millions il y a 5 ans. Un montant qui a pratiquement doublé, avec une croissance annuelle moyenne de 18,4% pendant cette période, précise encore l’OFAG.

Un chiffre à relativiser toutefois comparé à la viande classique. Pour le commerce de détail, les succédanés ne représentent ainsi que 2,3% de part de marché du secteur, précise l’OFAG, dans son communiqué.

Parmi les produits les plus prisés, le burger végétarien. «Aujourd’hui, un burger sur six est d’origine végétale», souligne l’OFAG. Les succédanés de la viande les plus vendus restent néanmoins les produits classiques tels que le tofu (à base de soja) ou le seitan (à base de protéine de blé), qui totalisent un chiffre d’affaires de 22 millions de francs.

Plutôt chez les urbains, jeunes et alémaniques

Les Suisses ne sont pas égaux face aux succédanés de viande. En effet, ce sont d’abord les ménages alémaniques jeunes, urbains, ayant un ou deux enfants, et qui ont un revenu élevé qui raffole de ce type de produits. Inversement, la demande est moins importante dans les régions rurales, en Suisse romande et dans les ménages à faible revenu.

L’Office fédéral de l’agriculture souligne enfin que ce marché représente un potentiel important pour l’agriculture suisse, en particulier pour la production de matières premières végétales. Un marché de niche qui n’a pratiquement pas été exploité jusqu’ici, regrette-t-il. «En effet, les protéines végétales servant à la production de succédanés de la viande en Suisse sont aujourd’hui presque toutes importées.»

OFAG
(cht/comm)

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