Grande-Bretagne: La vidéo d'une arrestation musclée avec un Taser crée la polémique
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Grande-BretagneLa vidéo d'une arrestation musclée avec un Taser crée la polémique

La «police des polices» britannique étudiait mardi une vidéo montrant l'interpellation musclée à Nottingham (centre) d'un homme avec l'utilisation à deux reprises d'un pistolet à impulsions électriques Taser, a-t-on appris mardi auprès d'un porte-parole.

La vidéo, prise au moyen d'un téléphone mobile et diffusée sur internet, a provoqué un début de polémique au Royaume-Uni, où l'usage de cette arme controversée est très règlementé.

Les images montrent deux policiers tentant de maîtriser un homme allongé par terre dans une rue du centre de Nottingham après une première utilisation de ce pistolet, qui libère une décharge de 50.000 volts bloquant le système nerveux.

Alors que l'homme continue de se débattre, le policier tenant le Taser tire une deuxième fois. Deux autres policiers viennent ensuite leur prêter main forte, l'un d'eux semblant frapper l'homme au visage à plusieurs reprises.

L'IPCC, commission indépendante étudiant les plaintes contre la police, a indiqué mardi qu'elle étudiait cette vidéo pour décider des suites à donner à cet incident.

De son côté, la police du Nottinghamshire a précisé que ses policiers ont arrêté cet homme de 40 ans après avoir été appelés par la sécurité d'une discothèque. L'homme venait d'agresser un représentant des forces de l'ordre, qui a dû être hospitalisé, peu avant que la vidéo soit tournée, a souligné un porte-parole.

La police n'a reçu aucune plainte mais a saisi l'IPCC pour demander une «enquête objective», selon cette source.

Mais pour Amnesty International, la vidéo semble révéler «une violation évidente de la façon dont les Tasers devraient être utilisés». Une porte-parole de l'organisation, qui milite de longue date pour que les Tasers ne soient utilisés qu'en dernier recours dans des situations extrêmes, a demandé une enquête complète de l'IPCC.

Shami Chakrabarti, directrice de l'association de défense des libertés civiques Liberty, a estimé que ces images soulevaient de «graves inquiétudes».

«Les Taser utilisés en dernier recours sont censés être plus sûrs que les armes à feu, mais il y a un risque qu'ils soient utilisés trop facilement de façon routinière», a-t-elle souligné. (afp)

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