Actualisé

Tremblay-en-FranceLa vidéo de l'arrestation à l'origine des violences

L'arrestation musclée de trois jeunes par la police française en banlieue parisienne le 14 avril dernier avait provoqué de violentes réactions. Visionnez la vidéo de ces arrestations.

La vidéo publiée sur le site «rue89.com»

Le site internet «rue89.com» publie une vidéo amateur montrant l'arrestation musclée de trois jeunes à Tremblay-en-France. Quelques heures plus tard, trois nouveaux bus étaient caillassés, entraînant des dégâts matériels assez importants sur deux d'entre eux mais sans faire de blessé.

Cette vidéo traduit le climat très hostile qui s'installe entre la police et les témoins de la scène.

Alors qu'au moins quatre policiers tentent de maîtriser un jeune homme, deux autres tiennent les spectateurs survoltés à distance au moyen de flash balls, ces armes de défense qui tirent des munitions en caoutchouc. On voit clairement un policer frapper le jeune avec une matraque à au moins une reprise.

La scène dure de longues minutes et la tension ne faiblit qu'au départ des policiers.

Le lendemain, le ministre français de l'Intérieur Brice Hortefeux donnait sa version des faits: «A 20h30, des effectifs de policiers locaux ont procédé au contrôle d'un individu sur un scooter dans la cité des Grands ensembles et, à ce moment-là, une cinquantaine d'individus ont pris à partie les policiers en leur jetant des projectiles. L'individu a été interpellé, ainsi que deux autres pour rébellion, et les trois ont été placés en garde. C'est à la suite de cette action, justifiée, utile, indispensable de la police", qu'il y a eu (les incidents) contre un bus, a-t-il assuré, en confirmant que l'un d'eux était bien escorté par un véhicule de police.»

Mardi 20 avril, Nicolas Sarkozy a assuré mardi que l'Etat ferait preuve de «fermeté absolue» dans la lutte contre l'insécurité et le trafic de drogue dans les banlieues françaises difficiles.

«Aucune commune, aucun quartier, aucun hall d'immeuble de Seine- Saint-Denis n'échappera à l'autorité de la loi», a déclaré le chef de l'Etat dans un discours à la préfecture de Bobigny.

Manifestants présents

Le président a promis des «résultats» et, s'il a admis que tout ne pouvait se résumer «à des problèmes de police et de sécurité», il a estimé que, sans sécurité, il n'y aurait «pas de développement écocomique et social».

Lors de la discussion avec les conducteurs de bus, un délégué syndical CGT a estimé qu'il n'était «pas normal de ne pas dégager moyens supplémentaires».

A Bobigny, quelques dizaines de manifestants avaient été tenus à distance par des barrières de sécurité, en majorité des habitants issus de l'immigration venus se plaindre de la façon dont la préfecture les traite. (20 minutes/ats)

Devenez lecteur reporter

2020, ou pour les clients Orange au 079 375 87 39 (70 centimes par MMS). Ou alors envoyez-les par e-mail à: .

Vous pouvez aussi nous les faire parvenir via notre application iPhone.

Si votre image est publiée dans notre journal, vous pouvez toucher jusqu'à 100 francs.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!