Affaire Rocco Magnotta : La vidéo du meurtre est encore en ligne
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Affaire Rocco Magnotta La vidéo du meurtre est encore en ligne

Les administrateurs d'un site web refusent de retirer de leur portail la vidéo abominable en lien avec l'affaire des membres humains envoyés à des partis politiques canadiens.

par
lgü

«Si on enlevait la vidéo, ce serait comme de jouer à l'autruche à propos d'un événement réel qui s'est passé dans notre environnement», a déclaré Mark Marek, un résident d'Edmonton, dans un échange de courriels avec le journal canadien «La Presse» mercredi soir. «Est-ce que cela serait une solution à quoi que ce soit? Est-ce que le fait de prétendre que la vidéo n'existe pas rendrait le monde meilleur? Est-ce que le fait de prétendre que Luka n'est pas capable de faire quelque chose d'aussi horrible en ne montrant pas sa vraie nature le rendrait moins dangereux?» a ajouté celui qui déclare s'occuper d'un site de «vraies nouvelles».

«A ma connaissance, aucune loi canadienne n'interdit les nouvelles réalités», déclare l'administrateur du site spécialisé dans le «gore extrême». A 10h vendredi, la vidéo était encore en ligne et elle avait été visionné environ 1500 fois. Apparemment, ailleurs sur le web, la vidéo semble remise en ligne dès qu'on parvient à la supprimer. «Il ne faut pas se désensibiliser du fait que c'est un être humain, insiste le commandant Ian Lafrenière, de la police de Montréal. Nos enquêteurs n'en reviennent pas que des gens prennent plaisir à regarder et à partager ça.»

«La vraie vie n'est pas censurée»

Mark Marek, lui, voit les choses sous un autre angle. «La vraie vie n'est pas censurée. Tout le monde peut tomber sur une scène affreuse. En fait, tout le monde peut devenir la victime d'un affreux accident», ajoute l'homme qui fait aussi de la photographie de nu.

Il a d'abord cru à un canular lorsqu'il a reçu la vidéo du meurtre. il l'a donc mise en ligne sans prévenir la police. «Je n'avais pas de preuve qu'elle soit véridique et il y avait de nombreuses spéculations selon lesquelles c'était une blague faite par quelqu'un qui a accès à des cadavres. Quelqu'un qui travaille à la morgue, par exemple. En plus, la seule fois où j'ai tenté de rapporter un crime, mon dossier a semblé être oublié sur une tablette.»

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