Actualisé 25.03.2008 à 21:29

La vidéo surveillance divise les candidats

Avant les élections communales neuchâteloises du 27 avril, «20 minutes» évoque les thèmes de la campagne avec des candidats. Aujourd'hui: les caméras de sécurité.

«Au sein de notre parti, nous sommes partagés entre le respect de la liberté indiduelle et le droit à la sécurité», explique Alain Ribaud, candidat à l'exécutif du centre-ville au sein du Parti libéral, apparenté aux radicaux: «A mon avis, l'installation de quelques caméras permettrait de réduire notamment les tags qui fleurissent en ville. J'y suis donc plutôt favorable, dans le sens où la présence de caméras joue un rôle dissuasif». Avis clairement partagé par Steven Bill, candidat UDC à Neuchâtel: «Il ne s'agit pas d'en installer partout, mais dans les zones que je dirais «criminogènes», comme la place Pury à Neuchâtel.»

«Il n'y aucune preuve de l'utilité d'un tel système», répond le socialiste Matthieu Béguelin, candidat au législatif du chef-lieu: «Nous préférons investir dans la prévention, pour que des déprédations ne soient pas commises, plutôt que de chercher à savoir qui les a commises. Nous sommes aussi favorables à une police de proximité, trop peu présente actuellement au centre-ville, notamment le week-end.»

«Si la caméra est là pour dissuader le délinquant, il ira simplement plus loin. La vidéosurveillance sert seulement à déplacer le problème», estime enfin Fabien Fivaz, candidat écologiste à La Chaux-de-Fonds.

Nando Luginbuhl

Sion prépare le terrain

La capitale valaisanne teste depuis le début du mois différents types de caméras. Plusieurs entreprises ont répondu à l’appel d’offres de la Municipalité. C’est pourquoi de nombreuses caméras sont installées au même endroit devant la gare. Un référendum avait été lancé par la gauche sédunoise contre la vidéosurveillance dans le domaine public, mais les référendaires n’ont pas réussi à recueillir assez de signatures.

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