Arnaque en ligne: La villa réservée pour les vacances d’été n’existait pas

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Arnaque en ligneLa villa réservée pour les vacances d’été n’existait pas

Une Valaisanne a loué une propriété dans le sud de l’Italie. Mais, une fois sur place, elle a déchanté: il n’y avait aucune trace de la maison en question. Depuis, elle attend qu’Airbnb lui trouve une solution.

par
Francisco Carvalho da Costa
Airbnb s’est imposé comme la référence des plateformes pour la location de logements en ligne.

Airbnb s’est imposé comme la référence des plateformes pour la location de logements en ligne.

20min/Michael Scherrer

Sarah*, qui habite Martigny (VS), ne pensait pas que ses vacances d’été tourneraient au cauchemar. Après avoir comparé bon nombre de logements proposés sur la plateforme Airbnb, elle trouve enfin le bien convoité: une grande villa dans le sud de l’Italie, pour y passer un peu plus de deux semaines avec son mari, leur enfant de 3 ans et leur chien. Elle effectue immédiatement une réservation en ligne, et verse 1600 francs.

Mais, une fois arrivée à Syracuse, ville historique du sud-est de la Sicile, c’est la douche froide: la villa en question n’existe tout simplement pas. Les voisins n’ont jamais vu cette maison, l’hôte ne répond à aucun de ses appels et Airbnb peine à trouver une solution pour la reloger. «Cela fait 5 jours que j’explique le même problème à différents responsables d’Airbnb. Il n’y a aucun suivi du dossier et aucune alternative n’a été proposée.»

Depuis, la Valaisanne loge dans un hôtel. «Nous avons eu du mal à trouver un endroit où dormir car la plupart des établissements affichent complet et certains n’acceptent pas les animaux de compagnie.» Dans l’intervalle, la plateforme lui a assuré le remboursement de 1600 francs.

Difficile d’agir juridiquement

Si Sarah espère pouvoir régler cette affaire avec Airbnb, une action juridique est aussi possible, bien que ces cas de figure soient difficiles à résoudre en Suisse. En droit international, selon la Convention de Lugano, cette affaire relève de la juridiction italienne, car la prestation a été réservée dans ce pays. De quoi compliquer les démarches pour les particuliers en vacances qui ne connaissent pas la loi du pays hôte. Jacques Roulet, avocat spécialiste de l’immobilier, constate que la loi suisse est limitée: «Plusieurs motions ont occupé le Parlement pour tenter de mieux gérer des conflits de ce genre, mais elles n’ont pas donné de résultats.»

Airbnb opère en tant qu’intermédiaire, pour faciliter le contact entre les loueurs et les hôtes. S’il s’avère que la location a bien eu lieu sur l’application, et non sur un site frauduleux, la plateforme a sa part de responsabilité. «Si une application de location en ligne propose un objet inexistant, elle est complice de l’arnaque, précise l’avocat. Cela dit, Airbnb offre en principe des garanties assez sûres pour que ces situations n’arrivent pas.» Contactée par nos soins, la plateforme Airbnb n’a pas donné suite à nos requêtes.

*prénom d’emprunt

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