La ville de Berne entend éviter une scène ouverte de la drogue
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La ville de Berne entend éviter une scène ouverte de la drogue

Les autorités de la ville de Berne vont renforcer la présence policière pour empêcher la création d'une scène ouverte de la drogue.

Elles ne veulent pas davantage tolérer des attroupements de personnes dépendantes de l'alcool dans le centre-ville.

«La consommation de drogues dures dans l'espace public ne sera pas tolérée», a assuré lundi le directeur de la police, le radical Stephan Hügli. Le conseiller municipal a fait cette déclaration à l'occasion de la présentation de la nouvelle stratégie de la municipalité en matière de toxicomanie.

Une illusion

Les autorités bernoises savent qu'une société sans drogue n'est qu'une illusion. «Mais il ne s'agit pas de résignation», affirme Edith Olibet, conseillère municipale en charge des affaires sociales. La stratégie table non seulement sur la répression mais également sur un meilleur contrôle de la consommation de drogue. Une tolérance zéro reste de vigueur pour les enfants et les adolescents.

La consommation de produits légaux engendrant la dépendance pose aussi des problèmes à la société. La municipalité pointe le doigt sur les abus d'alcool. De plus en plus d'actes de violence ou d'incivilité sont commis sous l'emprise de l'alcool. Il s'agit d'inciter ces personnes à rejoindre des centres d'accueil.

Sentiment d'insécurité

La présence plus marquée de la police doit également permettre d'augmenter le sentiment de sécurité de la population, a souligné le directeur de la police. Vendredi, un comité bourgeois a annoncé le lancement d'une initiative populaire pour davantage de sécurité dans la capitale.

Le renforcement annoncé de la présence policière est un pur exercice alibi, une pilule pour calmer la population, a dit à l'ATS le conseiller de ville radical Philippe Müller, membre du comité d'initiative. Cette dernière est évidemment maintenue, a-t-il précisé.

Pour l'exécutif municipal, la police doit bénéficier des moyens nécessaires pour accomplir cette mission, a relevé la conseillère municipale socialiste Edith Olibet. Un crédit additionnel devrait être libéré. (ats)

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