Actualisé 03.09.2019 à 12:48

Débarras sauvagesLa ville de Genève part à la chasse aux fraudeurs

Une campagne rappelle que la voirie débarrasse gratuitement les encombrants et que le débarras sauvage est amendable.

de
Lucie Fehlbaum
Cinq scénettes sont exposées depuis mardi matin dans les rues. Elles rappellent que le débarras sauvage est interdit.

Cinq scénettes sont exposées depuis mardi matin dans les rues. Elles rappellent que le débarras sauvage est interdit.

Une drôle de statue trône depuis mardi matin à la Place Neuve. Un vieux fauteuil rapiécé côtoie une étagère cassée, une peluche fatiguée et un vieux tapis roulé, entassés sous la mention «Bande de sauvages». La scénette représente bien le débarras à la diable, mauvaise habitude qui s'est encore répétée 6'600 fois en 2018 à Genève. Un bilan en hausse.

Pas d'excuse

La Ville lance ainsi une campagne pour lutter contre cette pollution. «Une incivilité parfaitement évitable, estime le magistrat Guillaume Barazzone, en charge du Département de l'environnement urbain et de la sécurité. Il suffit de prendre rendez-vous avec la voirie qui vient chercher les encombrants gratuitement. Ailleurs en Suisse, ce service est souvent payant, ou les citoyens doivent débarrasser eux-même leurs affaires. Les Genevois n'ont donc pas d'excuse!» Cinq statues en déchets seront exposées dans cinq lieux de passage du centre-ville, accompagnées d'une affiche explicative. Le numéro gratuit de la voirie, le 0800 22 42 22, y est noté en gras. «Nous mettons à disposition cinq chauffeurs, cinq camions, dix ouvriers et deux téléphonistes pour désencombrer les habitants. Des gens qui se lèvent tôt et qu'il convient de respecter», a salué le conseiller administratif.

Enquêtes et amendes

L'élu a également rappelé que le débarras sauvage constitue une infraction, passible d'une amende de 200 francs qui double en cas de récidive. Dès la mi-septembre, les contrôles seront renforcés. «Nous signalerons les débarras sauvages illégaux avec des triangles de signalisation afin d'éviter que d'autres y ajoutent leurs affaires, a indiqué le chef du service de la voirie, Mauro Lorenzi. Nous renforcerons également les contrôles et les enquêtes pour retrouver les resquilleurs. Cinquante personnes ont été identifiées l'an passé.»

Une démarche écolo

Près de 32'000 appels ont été passés à la voirie l'an passé. A chaque déplacement, elle peut transporter jusqu'à sept encombrants, mais plusieurs rendez-vous peuvent être pris à la suite. Les objets ainsi récoltés sont très bien recyclés. Près de 75% de ce qui est ramassé est revalorisé.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!