Projet de budget 2010: La Ville de Genève prévoit un déficit de 20,5 millions
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Projet de budget 2010La Ville de Genève prévoit un déficit de 20,5 millions

La Ville de Genève table sur un déficit de 20,5 millions de francs en 2010.

Présenté mercredi aux médias, son projet de budget ne tient toutefois pas compte d'une diminution des recettes fiscales consécutive à une éventuelle baisse d'impôts cantonale, en votation fin septembre.

Un «oui» le 27 septembre aurait des effets importants sur les finances municipales, a indiqué la conseillère administrative Sandrine Salerno, en charge des finances. La perte fiscale est estimée par le Département cantonal des finances, sur la base des chiffres de 2006, à 40 millions en 2010, puis à 46 millions les années suivantes, lorsque le bouclier fiscal déploiera ses effets.

La Ville n'a pas encore élaboré de plan B. «Nous nous sommes rendu compte qu'il est difficile de parvenir à des solutions de coupes facilement applicables», a expliqué la magistrate. Du côté des recettes, la marge de manoeuvre est tout aussi serrée. Une hausse du centime additionnel pourrait être envisagée mais tout dépendra de l'issue de la votation et des majorités au Conseil municipal.

Pas de nouveaux emplois

En l'état, le projet de budget 2010 enregistre un déficit de 20,5 millions en raison de la crise financière et économique. Il devra être accepté par l'autorité cantonale, à savoir le Département du territoire, puisque les communes genevoises n'ont pas le droit d'accuser de pertes.

Alors que les trois quarts des recettes de la Ville proviennent de la taxe professionnelle et des impôts sur les personnes physiques et morales, Genève table sur une baisse de revenus nets de 47 millions. De leur côté, les charges de fonctionnement sont réduites de 25 millions avec pour conséquence qu'aucun poste de travail ne sera créé.

Baisse de la dette

Effet du nouveau règlement de la Gérance immobilière municipale, les subventions via l'aide personnalisée baissent de près de 10 millions. Mais pour lutter contre le chômage, le municipalité a décidé d'accorder 4,4 millions de plus à des projets d'insertion socio-professionnels. Avec 74,8 millions (& 2 millions), la petite enfance reste le secteur le plus subventionné.

Les investissements restent à leur niveau 2009, soit 95 millions. La dette devrait se situer à 1,566 milliards, en baisse de 144 millions par rapport au budget 2009, malgré une insuffisance de financement de 47,1 millions.

(ats)

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