Actualisé 06.12.2017 à 15:29

Ville de GenèveLa Ville débutera l'année 2018 sans budget

Faute d'accord, les conseillers municipaux de la Ville de Genève ont voté mardi soir les 12e provisionnels, soit un copié collé des dépenses de 2017.

von
ats
Keystone/Salvatore di Nolfi

L'an prochain, la Ville de Genève fonctionnera sous le régime des douzièmes provisionnels, à savoir sur la base des dépenses de cette année. Le Conseil municipal a adopté cette mesure mardi soir à l'unanimité. Le budget 2018 devrait être adopté en plénière en janvier ou février.

En septembre dernier, le Conseil municipal avait renvoyé le projet de budget 2018 à l'exécutif. La droite et le MCG avaient refusé tant son étude en commission que son traitement en plénière au motif qu'il présentait un déficit de 20 millions de francs. En novembre, l'amélioration des prévisions fiscales et des arbitrages ont permis de déposer un projet avec un excédent de 300'000 francs.

Majoritaire, la droite veut examiner ce projet de manière détaillée. «Le temps est trop court pour voter ce budget en décembre», a rappelé en plénière la démocrate-chrétienne Anne Carron. Au nom du PLR, Vincent Subilia a déploré le fait que certaines problématiques, comme celle des horodateurs ou le retard sur le chantier du Grand Théâtre, n'ont pas été intégrées au projet de budget.

Deuxième année de suite

Genève est la seule Municipalité de Suisse qui n'a pas voté son budget, alors que le projet était équilibré et que les prévisions sont bonnes, a relevé Alfonso Gomez, des Verts. «Rien n'empêchait de faire les coupes dès le mois de septembre», a critiqué Tobias Schnebli, d'Ensemble à Gauche. Le PS estime que la Ville et ses habitants sont à nouveau pris au piège.

L'an passé, la Ville de Genève avait déjà commencé l'année sous le régime des douzièmes provisionnels. Le Municipal a voté le budget en avril, mais les coupes ont fait l'objet de référendums sur lesquels les citoyens se prononceront en mars, le scrutin du 24 septembre ayant été annulé par la justice suite à un recours de la droite.

«Ce soir, c'est un constat d'échec, c'est la fin d'une politique d'une majorité, qui ne se comporte pas comme une majorité», a déclaré la magistrate Sandrine Salerno, en charge des Finances. Et de rappeler que les conseillers municipaux ne peuvent qu'adopter les douzièmes provisionnels. A défaut, le Conseil d'Etat, organe de surveillance des communes les fera entrer en force.

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