Genève - La Ville décline les sports urbains au féminin
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GenèveLa Ville décline les sports urbains au féminin

Un espace dédié aux activités d’extérieur a pris place à la pointe de la Jonction, jusqu’à fin août. Des cours réservés aux femmes y sont donnés.

par
Leila Hussein
20 minutes

Breakdance, urban tchouk, slackline, parkour. Tous ces sports ont un point commun: ils se pratiquent dans l’espace urbain. Quoi de mieux qu’une ancienne halle couverte des Transports publics genevois (TPG) pour les accueillir, a pensé la Ville. C’est ainsi qu’est né un espace éphémère dédié à ces activités à la pointe de la Jonction. Jusqu’à la fin du mois d’août, la population peut gratuitement prendre part à des cours, des démonstrations et des compétitions.

La Municipalité a aussi décidé de mettre les femmes à l’honneur, notamment avec des séances qui leur sont réservées. «Le sport urbain a tendance à être davantage investi par les garçons et les filles se sentent mises à l’écart. On a voulu changer ça», confie Marie Barbey-Chappuis, conseillère administrative chargée du Département des sports.

Hannah, qui a découvert les lieux pour la première fois mercredi, s’est rapidement sentie à l’aise. «Les profs sont bienveillants et à l’écoute. C’était cool de voir qu’il y avait aussi des femmes qui pratiquent le street workout. C’est impressionnant. Ça m’a donné envie d’en faire.» «Rendre le sport féminin plus visible permet de mieux le faire connaître», confirme Léa Manganelli, joueuse au Genève Servette Hockey club qui a participé à une démo de street hockey.

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Marie Barbey-Chappuis, conseillère administrative chargée du Département des sports, s’est prêtée au jeu mercredi devant la presse, en testant la slackline.

Marie Barbey-Chappuis, conseillère administrative chargée du Département des sports, s’est prêtée au jeu mercredi devant la presse, en testant la slackline.

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La slackeline est une progression en équilibre, mais aussi la réalisation d’innombrables figures utilisant parfois le rebond, ce qui la rapproche d’un trampoline long et étroit.

La slackeline est une progression en équilibre, mais aussi la réalisation d’innombrables figures utilisant parfois le rebond, ce qui la rapproche d’un trampoline long et étroit.

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Les associations partenaires aussi sont ravies de participer au projet. «C’est un plaisir d’être ici», confie Christoph Sarbach, président de KBS Parkour, qui a essayé de recréer le côté urbain grâce à des modules en bois de différentes hauteurs. «Ça nous permet de nous entraîner tout le temps à couvert au cas où il pleut.»

Ces rencontres sont aussi l’occasion de faire découvrir des sports peu connus. C’est le cas du jumping kangourou présenté par Salif, de l’association Sport pour tous: «On l’a créé il y a quelques années en Suisse. L’idée est de faire des exercices sur un trampoline ou en utilisant des chaussures qui ont des ressorts sous les semelles. C’est très ludique et accessible à tout le monde, notamment aux personnes avec des problèmes articulaires ou qui se remettent de blessures.» 

Une dizaine d’activités à découvrir

Depuis le 5 juillet, petits et grands peuvent s’initier à une dizaine d’activités. «Des cours sont donnés tous les jours, mais les installations sont aussi accessibles le reste du temps de 9 à 21 heures», a précisé Marie Barbey-Chappuis, qui s’est prêtée au jeu mercredi devant la presse, en testant la slackline. Un skatepark, une aréna multisport et un pump track sont également à disposition pour la pratique libre. L’occasion de «continuer de faire vivre l’ancien dépôt des TPG».

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