Actualisé 01.09.2014 à 16:14

Genève

La Ville lance ses «food trucks» itinérants

Depuis ce lundi, six roulottes ont pris leurs quartiers au centre de Genève. Elles proposent des mets à l'emporter de diverses inspirations.

de
Marine Guillain

«C'est l'horreur, on n'a pas d'électricité! J'espère que ce sera réglé d'ici demain et qu'on pourra vendre nos crêpes et nos galettes». Faux départ pour Debi's Kitchen. Les exploitants de la roulotte se sont retrouvés dans l'impossibilité de vendre leurs plats, lundi sur la place Bel-Air. Quelques mètres plus loin, sur la place de Hollande, le duo de Gio in the kitchen s'en sort un peu mieux. Spécialisés dans les box, ils proposent trois menus de saison entrée-plat-dessert, entre 15 et 19 fr.

Mais «nos boîtes sont trop petites, nous allons devoir en commander de plus grandes», rigolent-ils en préparant minutieusement les commandes de leurs premiers clients. Les spécialistes des tacos, Brooklyn kitchen, ne débarqueront eux que dans une dizaine de jours. Ce retard est dû à un problème lors de la visite technique de leur véhicule.

Salades, crêpes, pâtes, hamburgers, tacos & cie

Ces petites péripéties mises à part, six «food trucks» urbains et design proposent depuis lundi des plats de midi à l'emporter au coeur de Genève, six jours sur sept. Ils prendront leurs quartiers chacun leur tour aux places Simon-Goulart, Bel-Air, de Hollande, Pré-l'Evêque, des Chaumettes et des Augustins. Ils seront présents du lundi au vendredi de 11h à 14h30 et le samedi de 11h30 à 15h30. Au menu: salades, crêpes, pâtes fraîches, hamburgers ou encore tex mex.

Chez Hamburger Foundation et A Table!, les commerçants sont ravis. Déjà installés dans le canton avec leurs «food trucks» depuis quelques temps, ils passent de domaines privés en périphérie à des domaines publics en plein centre-ville.

Dynamiser le domaine public

«Cette expérience-pilote sera menée jusqu'à fin 2015, a indiqué le conseiller administratif Guillaume Barazzone, chargé du département de l'environnement urbain. Elle répond à une forte demande des travailleurs, qui n'ont pas le temps de rentrer chez eux à midi.» Un appel d'offres a été lancé en juin. Sur une trentaine de dossiers, les six meilleurs ont été sélectionnés. Les critères? Un concept original et des produits locaux.

«Ils ont tous un certificat de cafetier et cuisinent leurs plats sur place», ajoute Guillaume Barazzone. Ni chaises ni tables ne seront installées, afin de ne pas concurrencer les restaurants. Le conseiller administratif voit aussi là une façon de dynamiser le domaine public. Un site web qui recense les lieux et horaires des «food trucks» et des différents marchés de la ville sera lancé dans quelques semaines.

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!