Actualisé 12.01.2010 à 21:03

Genève

La Ville peine à recruter des policiers municipaux

Les autorités veulent augmenter les effectifs des agents. Mais la profession n'est pas encore assez attractive.

de
Didier Tischler

D'ici quelques mois, les agents de la police municipale (APM) devraient voir leur nombre augmenter et passer à 123 unités, contre moins de 100 aujourd'hui. C'est tout du moins le souhait du Département de la sécurité. Le maire Rémy Pagani, lui, aimerait que la Ville compte 200 agents. L'objectif ne sera pas simple à atteindre.

Selon nos informations, en septembre dernier, cinq candidats avaient été retenus et ont débuté la formation de six mois. Quatre devraient rejoindre les rangs des APM, puisqu'une candidate a d'ores et déjà démissionné et bifurqué en direction de la gendarmerie. Souci de communication?

A la Cité des métiers, début décembre, le stand des APM, partagé notamment avec les pompiers et les pompes funèbres, était très mal situé et se contentait d'offrir des démonstrations de Segway. «Des jouets que l'on n'utilise même pas, ironise un agent. Il aurait mieux valu mettre en avant nos compétences en matière de proximité.»

L'avenir semble toutefois plus réjouissant. Trente-cinq candidatures ont été retenues pour un job d'APM après la dernière campagne de recrutement (comparativement, 87 personnes avaient passé le test pour la police judiciaire). Ces futurs aspirants doivent maintenant passer l'examen d'entrée, le même que pour les policiers, mais avec des critères assouplis. Statistiquement, la moitié des candidats vont échouer au test. Et les meilleurs risquent de s'engager à la police cantonale.

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