La Ville recense «ses» autos et «ses» chauffards
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La Ville recense «ses» autos et «ses» chauffards

Genève. Déplacements routiers et infractions sont contrôlés pour
améliorer la circulation et la sécurité.

«Nous sommes souvent victimes de vandalisme, explique Lionel Fer, chef de projet chez Data Connect. Les gens pensent que nous calculons la vitesse des véhicules et transmettons ensuite les noms des chauffards à la police. Ce n'est pas le cas.»

Installés depuis la fin de la semaine dernière dans les rues du quartier de la Concorde, huit petits tubes de caoutchouc reliés à des appareils électroniques traversent les zones limitées à 30 km/h. «Les conducteurs doivent savoir que nous ne faisons que relever des chiffres qui permettent de prendre en compte une situation existante: le nombre de véhicules, leur type et leur vitesse.»

Cette mission, commanditée par le Service de la mobilité de la Ville de Genève, doit analyser une situation routière dans un endroit précis avant et après un changement d'affectation. Une fois les statistiques en mains des responsables de la mobilité, ces derniers décident d'éventuels aménagements visant à tempérer les velléités de grande vitesse de certains.

«Entre 15% et 20% des conducteurs ne respectent pas les limitations de vitesse dans les zones 30 km/h existantes, explique un fonctionnaire du service. Il convient de noter au passage que le respect des limitations est beaucoup plus efficace lorsque l'on met en place des mesures de modération du type chicanes ou gendarmes couchés.»

Didier Tischler

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