Genève: La Ville sévit contre les pipis sauvages

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GenèveLa Ville sévit contre les pipis sauvages

Les habitants sont montés au créneau contre les fêtards qui se soulagent en pleine rue. Depuis le début de l'année, la police municipale a intensifié ses contrôles à Plainpalais.

par
jcu

Les riverains du quartier de Plainpalais sont excédés par les fêtards indélicats qui se soulagent en pleine rue. Selon «GHI», le phénomène s'est accentué en fin d'année 2013. L'odeur d'urine et d'excréments indispose les habitants, déjà courroucés par les nuisances sonores. «C'est inimaginable! Non seulement on subit les bruits parce que notre rue est surfréquentée par des noctambules, mais maintenant on doit carrément respirer leur merde sous nos fenêtres!» témoigne ainsi une mère de famille dans l'hebdomadaire.

Pour y mettre fin, les habitants ont contacté fin janvier les autorités. A la rue de l'Ecole-de-Médecine, un manque de toilettes est pointé du doigt. Des tenanciers de bar proposent d'installer des WC mobiles en fin de semaine dans le quartier. Du côté de la Ville, on estime que ce n'est pas une solution idéale. «Les patrons de bar devraient accepter des clients en fonction de la grandeur de leur établissement», avance ainsi le conseiller administratif Guillaume Barazzone.

A la tête du Département de l'environnement urbain et de la sécurité, le magistrat annonce une intensification des contrôles. «Cette situation est inacceptable et je comprends l'énervement des habitants, j'ai demandé à la police municipale de sévir et d'intensifier son action. Depuis janvier, les agents de police municipale (APM) patrouillent jusqu'à 3 heures du matin.» Faire ses besoins en pleine rue est passible d'une amende de 150 francs, à laquelle il faut ajouter 100 francs d'émoluments. Quelque 157 contraventions ont été dressées au dernier trimestre de 2013 par les APM.

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