Actualisé

La violence conduit de plus en plus souvent à l'hôpital

BERNE. Les blessures
dues à des actes de
violence surchargent les
services d'urgence de
l'hôpital de l'Ile.

Le nombre de patients admis après des actes de brutalité a augmenté de 60% au cours des six dernières années dans l'établissement bernois. Entre 2001 et 2006, l'Hôpital de l'Ile a traité 1190 patients qui souffraient de blessures dues à des actes de violence, selon une étude parue samedi dans la revue Swiss Medical Weekly. Neuf patients sur dix étaient des hommes et la moyenne d'âge était de 27 ans. Il s'agissait en majorité (63%) de Suisses. Quatre patients sur cinq ont pu quitter l'hôpital dans les 24 heures. L'étude est alarmante, a commenté hier l'Hôpital de l'Ile. Les coûts moyens par patient dans ces cas de prise en charge sont passés de 1500 à 5000 fr. Cette hausse s'explique par des blessures de plus en plus sérieuses, mais aussi par l'arrivée de techniques de diagnostic plus coûteuses. Cette étude bernoise permet de détailler une partie seulement des causes qui ont conduit à cette prise d'assaut des services d'urgence.

Le phénomène ne se limite pas à la Suisse. Le recours aux urgences a augmenté de 250% en vingt ans un peu partout en Europe. A Berne, l'Hôpital de l'Ile s'est associé à un privé pour mettre sur pied un centre de petites urgences à côté de la gare. Depuis deux ans, ce service permet de décharger un peu l'établissement universitaire.

mme/ap

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!