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La violence des combats fait fuir Depeche Mode

Les attaques aériennes contre le Liban ont repris hier, tuant une mère et ses deux filles.

Hier les combats ont continué à faire rage entre le Hezbollah et l'armée israélienne, qui cherche à étendre son contrôle au sud du Liban. Malgré la pause des raids prévue jusqu'à ce matin, l'aviation israélienne a bombardé des villages chiites le long de la frontière. Une mère et ses deux filles ont été tuées hier en début de soirée lors d'un raid aérien israélien détruisant leur maison à Saïda, selon la police.

L'Etat hébreu rejette une trêve immédiate malgré les pressions croissantes. Les ministres européens des Affaires étrangères ont appelé à la «cessation immédiate des hostilités». Selon la chaîne Al-Arabiya, trois soldats israéliens ont été tués, un chiffre confirmé par Tsahal.

Selon une source gouvernementale, la troupe a reçu le feu vert pour élargir ses opérations jusqu'au fleuve Litani, situé entre 5 et 30 km de la frontière, mais sans le dépasser. L'objectif est «de contrôler la zone jusqu'au fleuve, sans occupation permanente du terrain et après avoir nettoyé ce secteur de toute présence du Hezbollah».

Israël a affirmé avoir tué 20 combattants du Hezbollah dans des combats «rapprochés» ces dernières 48 heures. Le nombre des morts au Liban s'élève à 830 en vingt et un jours. Environ 3200 personnes ont été blessées. Israël a piraté hier pendant quelques minutes la télévision du Hezbollah, Al-Manar, au moment du journal.

Devant la violence des combats, le groupe Depeche Mode a préféré annuler son concert à Tel-Aviv. Les organisateurs l'expliquent par l'indignation suscitée outre-Manche par la mort de 52 civils libanais dimanche à Cana.

(ats/afp/ap)

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