La violence scolaire défraie la chronique à Yverdon

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La violence scolaire défraie la chronique à Yverdon

Le Nord vaudois est le théâtre de deux graves conflits entre
élèves. Comment l'école met-elle le holà?

Il y a deux semaines, une mère et son fils de 13 ans se sont fait agresser par une bande d'élèves dans la cour d'un collège d'Yverdon. Le matin même, le garçon avait déjà été victime de ses camarades. Mercredi dernier, c'est un adolescent de 15 ans qui a été battu par quatre jeunes alors qu'il attendait le départ de son train.

Là aussi, un précédent s'était déroulé à l'école en janvier. Un élève impliqué dans le passage à tabac lui avait alors fracassé le nez d'un coup de coude. Ces deux faits divers, relatés par le quotidien 24 heures, sont la pointe visible de conflits scolaires latents. «Ce n'est pas un sujet tabou. Nous en parlons régulièrement, assure Sylvie Pittet-Blanchette, secrétaire de l'Association des parents d'élèves.

Il ne faut pas banaliser ces actes, qui peuvent démarrer très tôt.» Chef de la scolarité obligatoire vaudoise, Daniel Christen prône une réaction qui associe punition des coupables et prévention auprès des élèves. «Nous encourageons aussi le dépôt de plainte, ainsi que la rencontre parents-enfants-direction.» Que faire pour éviter que ces tensions ne virent au drame? «La surveillance à l'école peut être renforcée», souligne Daniel Christen. Le transfert de l'agresseur dans un autre collège peut aussi être proposé aux parents.

Carole Pantet

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